25.03.2018 – COLMAR BAT CHARTRES AU 3 BANDES D2

Samedi 24 mars 2018, les Lions de Colmar recevaient les chartrains pour le match retour dans le cadre du championnat de France D2 de trois bandes. Chartres n’a pas brillé au premier round avec deux défaites, mais a bien failli renverser la vapeur au second tour. En effet, Johann Girard a bien failli battre le belge Dany Boutet, pour deux points… alors que Gretillat battait Kevin Vasseur 35 à 21 en 35 reprises.

Un grand merci à tout les acteurs de ce club de Colmar pour nous avoir accueilli, c’était super sympa ! Quant à moi, mon prochain rendez-vous de trois bandes se passera à la finale du championnat suisse pour laquelle je viens juste de me qualifier la semaine dernière.

05.03.2018 – CHARTRES QUALIFIE POUR LA FINALE DE LA COUPE D’EUROPE !

Les 4 et 5 mars 2018 ont vu les qualifications pour la finale de la coupe d’Europe des clubs aux jeux de série. Trois lieux pour 11 prétendants et c’est dans ses locaux et devant son public que Chartres (Justice, Gretillat, Gérimont) a décroché sa qualification, face à l’équipe de Oissel (Petit, Legros, Martory), de Soissons (Remond, Carreaux, Dupont) et d’Autriche (Kahofer, Bichler, Cerovsek).

Au premier tour, tout a bien commencé pour Chartres qui s’est offert un 3-0 face à Soissons. Gérimont, pourtant diminué par un doigt de pied cassé, a expédié son premier défi en 2 reprises seulement. Gretillat et Justice ont eu plus de difficulté à remporter leur match, mais finalement on obtenu la victoire en 7 et 22 reprises.
De leur côté, Oissel a gagné l’équipe d’Autriche 4-2, avec une défaite de Petit sur Kahofer, le tout récent vice-champion du monde par équipes au trois bandes, de paire avec Andreas Efler ! L’autrichien a fort bien démarré cette compétition en réalisant une belle partie en 7 reprises et une série de 49. Legros a expédié son adversaire Bichler en seulement 3 reprises, après une série de 158, la meilleure partie et la meilleure série du week-end à cette discipline. Le jeune Martory a également démontré toute l’étendue de son talent avec une belle partie en 4 reprises et une série de 183.

Au second tour, Soissons a fait carton plein 3-0 face à l’équipe d’Autriche. 8 reprises pour Dupont au 47/2, 16 reprises pour Carreaux au 71/2 et seulement 8 reprises pour Remond face à un Kahofer méconnaissable qui ne fait que 20 points, dont une série de 12.
Le match décisif entre Oissel et Chartres a tourné à l’avantage des oisseliens 4-2. Pourtant le premier match à se terminer est celui de Gérimont qu’il a remporté en 5 reprises et une série de 219, la plus haute de cette qualification. Mais peu après, Justice s’est incliné face à Remond en 18 reprises, 120 à 105 points. Puis est venu le tour de Gretillat de s’incliner face à un excellent Legros qui est revenue après avoir été mené 150 à 0 à la première reprise.

Au troisième tour, Chartres jouait sa qualification face à l’équipe d’Autriche. Le premier à terminer est Gretillat qui, après être mené 0 à 30 en deux reprises, a terminé son match 200 à 45 en 4 reprises. Puis Gérimont a terminé en 6 reprises et Justice en 15 reprises face à un Kahofer encore dans les étoiles de Viersen. Ce 3 à 0 fait du bien au compteur des points.
Oissel a décroché sa première place de cette phase de qualification en remportant une victoire face à Soissons 4-2, avec les victoires de Martory sur Dupont en 7 reprises au 47/2 et celle de Petit sur Remond en 7 reprises à la bande. Contre-performance pour Legros qui a commencé pourtant fort avec une série de 60 sur mouche, mais qui s’est incliné en 7 reprises avec seulement 94 points.

Au final, Oissel a remporté sa première place, en remportant toutes ses rencontres 4-2. A noter de belles performances dans cette équipes qui ont de réelles chances de médaille européenne avec le talentueux et prometteur Martorty, l’homme en forme Legros qui a fait 35 de moyenne générale, et Petit qui a terminé à 9.94 de MG.

Chartes a décroché sa qualification en tant que meilleur second, totalisant un score de 98%. Elle jouera donc la finale de la Coupe d’Europe par équipes au jeux de série, dans le groupe A en compagne des champions d’Europe DBC Bochum et à nouveau de Oissel. Dans le groupe B, on retrouvera un prétendant au titre le DSB Douarnenez, le club espagnol de Vic et le club de Ronchin. A voir du 20 au 22 avril 2018 à Bochum !

« Pour ma part, ce tournoi était le plus important de la saison puisqu’il devait permettre à mon équipe d’obtenir une médaille européenne, et même LA médaille qu’il nous faut ! Donc je m suis basé sur le tournoi du week-end dernier pour faire mieux et dès mon premier match j’ai rencontré des difficultés. Je l’ai quand même gagné, mais merci à OIivier de m’avoir laissé 7 reprises. Je commence pourtant bien avec une série de 109 puis je manque un rétro direct par un léger manque de souplesse de la bille… bref pas d’excuse, c’était trop fin ! Puis après gros passage à vide et je manque pas moins de 3 autres points directs faciles ! Mais je n’ai pas manqué que des points simples, j’ai aussi eu le droit à une erreur et un buttage sur deux reprises difficiles. En résumé, j’ai joué large, pas de longues séquences de petit jeu, que de la demi-distance et de la distance. Et trop de points faciles manqués ! A corriger au second match, plus de précision, un meilleur rythme, plus de soins à l’exécution.

Au second match, je rencontre Legros, un joueur simple, modeste et très performant, comme je les aime. Il a très bien joué son premier tour en seulement 3 coups. C’est trois fois qu’il ne m’en faut, en tout cas j’essaie de m’en convaincre. Et je commence fort, avec une série de 150 très bien menée, autant dans les points de distance que de demi-distance, mais également dans un petit jeu où je commence à me sentir plus à l’aise. Mais pas encore suffisamment longtemps. Puis suite à un piqué qui me donne un masque, puis un bande-avant qui me donne un second masque mais dans la longueur, je manque un point difficile et surtout je ne laisse rien. Ben oui, désolé Benoît. Mais lui il s’en fout, il joue tranquille et m’aligne une petite série avant de me laisser à nouveau la main. Là, je reprend les billes et je suis arrêté à cause d’un * de buttage ! Mais c’est pas grave Benoît me laisse une troisième chance, je reprend les billes et suite à un rappel de long bien joué, je me place un masque que je dois faire en massé par le coin, mais le résultat de ce massé est catastrophique, je dois me lancer dans un trois bandes rencontre dans le coin où je vais pousser la bille 3… et je manque. Le score est de 182 à 69. Benoît récupère les billes et dans une longue série il réalise soigneusement les 131 points qu’il lui manque. Bravo Benoît ! Et moi il me reste la reprise, que je joue trop fort et manque pour un millimètre par dessous. Grosse colère en moi pour cette défaite, cela faisait longtemps que je n’avais plus retrouvé l’autiste relationnel qui n’a qu’une envie, celle de se pendre tellement il est en colère contre lui-même… Cela m’a valu quelques problèmes de sommeil d’ailleurs !

Au troisième match, c’est avec des petits yeux que j’entame ce match contre un autrichien Bichler, sympathique, mais inconnu. Donc dangereux. 0 point pour moi, 30 points pour lui, en deux reprises… tout va bien. Mais je ne me démonte pas, je fait une première série prometteuse de 76, puis je retrouve enfin mon jeu – un peu tard, mais bon… – en réalisant une belle série de 124 vraiment bien menée.

Au final, le principal est là. Une qualification pour la finale. Un résultat en demi-teinte, de belles choses en demi-distance et en distance, et un petit jeu retrouvé au dernier moment avec une moyenne modeste de 38.80. J’étais particulièrement content de revoir mon ami Kahofer et je lui dis à Brandenburg 2019. Content aussi d’être si bien accompagné, merci à toi. Puis je me réjouis de rencontrer mes amis du DBC Bochum en finale et de prendre ma revanche face au talentueux Legros ! »

 

26.02.2018 – CHAMPIONNAT DE FRANCE JDS D1, ANDERNOS PREND UN AVANTAGE !

Le premier tour de qualification pour le groupe B du championnat de France division 1 par équipes de Jeux de série s’est déroulé ce week-end dans les locaux du club de Oissel et de ses membres toujours aussi accueillants. Mais les équipes présentes n’étaient pas là seulement pour partager le verre de l’amitié et les excellents repas préparés pour tous les joueurs et accompagnants. Oissel (Petit, Legros et Martory), Andernos (Baudoin, Connesson, Gerassimopoulos), Ecully (Leroy, Zoppi et Venditelli), Ronchin (Villiers, Florent et Djoubri) et Chartres (Justice, Gretillat et Gérimont) étaient présents avec la ferme ambition de terminer premier de cette qualification. Et toutes les formations présentes pouvaient toutes prétendre à ce trône tant le niveau des joueurs est haut !

Sans entrer dans le détail des victoires et des défaites de chaque équipe, le niveau de jeu était plutôt fort et surtout égal entre les diverses formations. En témoignent notamment les trois équipes avec deux victoires et deux défaites chacune, où seul le nombre de matchs gagnés les départage. A ce jeu-là, c’est Chartres qui bénéficie d’un match gagné supplémentaire sur Ronchin et qui lui vole la seconde place du classement provisoire. La première place revient à l’équipe d’Andernos qui a remporté trois rencontres sur les quatre équipes opposantes. Ecully ferme le classement avec seulement une victoire, alors que son ténor Xavier Leroy a fait sensation à la bande.

Revenons donc sur les performances individuelles. Au cadre 47/2, c’est le champion de France Willy Gérimont qui commence très fort avec une série de 250 à la première reprise, dès son premier match contre Fabio Venditelli. Il termine avec la meilleure moyenne générale de 40,65, suivi de très près avec un excellent et prometteur Pierre Martory avec 38 de moyenne générale.

Au cadre 71/2, pas de grandes performances ce week-end, la meilleure partie étant terminée en 5 reprises, réalisée par deux fois par Legros et Gretillat. Ce dernier signe la meilleure moyenne générale de 30,91, mais ses poursuivants ne sont pas loin au-dessus de 20 de moyenne. A noter tout de même l’homogénéité des forces puisque tous les matchs se sont conclus entre 5 et 10 reprises. S’il n’y a pas eu de bonne performance, il n’y en a pas eu de mauvaise non plus.

A la bande, les projecteurs étaient braqués sur Xavier Leroy qui a crevé l’écran… avec deux superbes parties en 4 et 5 reprises et notamment une série de 86 ! 14.57 de moyenne générale sur cette phase qualificative, du très haut niveau. Ses adversaires ont eu plus de peine que lui puisqu’ils terminent tous autour de 6 de moyenne générale.

Pour connaître les qualifiés pour la finale du championnat de France , il faudra patienter jusqu’à la fin du mois d’avril que la dernière journée de qualification de déroule. Les cinq même équipes de ce groupe B se rencontreront à nouveau pour figer le classement final. Pour l’heure, tout est ouvert et toutes les formations peuvent prétendre à une place en finale. A découvrir dans les locaux de Chartres le week-end du 28 et 29 avril.

« Pour ma part, ce tournoi représentait mon retour à la compétition. La dernière fois étant la dernière finale du championnat de France en juin 2017, si on exclut un championnat suisse à la bande peu intéressant en décembre 2017. Ce retour était prévu comme étant difficile, avec un gros manque d’expérience à combler, ce qui s’est fait ressentir dans les résultats. Et des difficultés supplémentaires avec des adversaires compliqués à gérer et du matériel capricieux. Tout un programme !

Premier match contre Zoppi avec lequel je n’avais jamais joué. Aucun avis personnel à son sujet, je n’avais entendu que de bonnes performances de sa part et donc c’était pour moi un adversaire de taille pour un premier match. Une série qui vient assez rapidement et qui se termine à 95 points, puis quelques reprises de vide et à nouveau des séries, mais rapidement terminée. Il m’aura fallu 7 reprises, ma plus mauvaise marque ce week-end sur les matchs gagnés. De belles perspectives dans le jeu de demi-distance, également dans le jeu de près mais incapable de les tenir vraiment proches et de développer mon jeu correctement. Inévitablement, je ne mène pas ma série jusqu’au terme et les reprises s’additionnent. Et pas seulement à cause du matériel capricieux, où les billes tombent, buttent et n’ont aucune souplesse. Mais aussi et surtout à cause d’une tête déficiente qui ne parvient pas à performer dans la durée. Toutefois, au terme de ce match, quand même des points positifs pour la suite des rencontres et de bonnes informations pour gérer la suite.

Second match avec le ronchinois Florent, pour qui je me suis préparé tout spécialement. Pas pour le jeu à fournir car j’avais une ligne directrice bien établie pour cette deuxième partie, mais plutôt pour affronter le joueur et ses travers possibles déjà rencontrés par le passé. Cette préparation a finalement bien payé, puisque j’ai entamé cette rencontre avec 11 points puis avec une belle série de 169 points alternant de belles choses en demi-distance avec des points plutôt corrects dans le petit jeu, mais toujours insuffisant dans la durée. Une fois encore, je n’ai pas su me mobiliser correctement jusqu’au bout pour terminer sur cette seconde reprise. Ce match se terminera finalement en 5 reprises. Et ce duel avec mon adversaire ronchinois s’est bien passé dans un parfait fair-play. Ce qui n’est pas le cas du match suivant.

Au troisième match, je rencontrais le champion du monde de la discipline dans les années 1970, M. Francis Connesson pour qui j’ai le plus grand respect, autant pour le joueur que ce qu’il a accompli. Cela devrait d’ailleurs être une raison supplémentaire lorsque l’on a été le Maître pour respecter ses adversaires et ses arbitres. C’est donc une nouvelle fois une préparation toute particulière que j’ai dû réaliser pour affronter mon partenaire du soir, pour avoir une chance de passer outre ses manœuvres et tenter ainsi de développer un jeu suffisant pour gagner. Il s’en est fallu de peu par ailleurs pour que je n’y parvienne pas. Ma série n’aura pas été plus grande que 92, un jeu de demi-distance surtout et peu de maîtrise dans le jeu de billes proches… bref un match gagné dans la difficulté psychologique à chaque point de ces 6 longues reprises, agrémentées des comportements loufoques qui n’étonnent même plus notre arbitre et les personnes présentes.

Au dernier match, dimanche à 14h, je rencontrais Benoît Legros. Le talent et la gentillesse réunis. Cette fois, aucune difficulté à affronter ce joueur, mais alors de vraies difficultés sur la table. Je reconnais volontiers mes incapacités techniques, je critique volontiers mes faiblesses psychologiques qui m’empêchent de performer, je raconte volontiers mes démons contre lesquels je dois lutter, mais là… je vais raconter un problème contre lequel je n’ai rien pu faire. D’accord, j’ai commis deux erreurs fatales et stupides, à la première reprise et à la 4ème reprise. Même cette reprise manquée alors que j’aurais pu égaliser. Mais il faut aussi raconter objectivement les problèmes rencontrés, à savoir les buttages… Pour exemple, le premier point de la partie, un bête placement billes ensemble laissées généreusement par mon adversaire le long de la grande bande… buttage ! je ne manque pas, mais je le fais de justesse… oufff… A la seconde reprise, buttage ! Qui m’envoie à la chaise. Troisième reprise, buttage ! Qui m’envoie à la chaise. Sur la table d’à côté, Willy aura été trois fois à la chaise, à cause de trois buttages en trois reprises… Bref cela n’enlève rien au mérite de Benoît, qui lui aussi a été envoyé à la chaise pour un buttage à une reprise. Cela ne pardonne pas non plus toutes les erreurs que j’ai commises, je sais me flageller plus qu’il n’en faut. Mais ça fait aussi du bien de raconter mon cauchemar avec objectivité.

J’ai malgré tout eu de précieux indices pour tenter de mieux performer le week-end prochain à Chartres pour la qualification européenne. J’espère que cette fois je saurai trouver le chemin dans ma tête pour performer dans la demi-distance, dans le petit jeu et dans la durée. »

17.12.2017 – 20EME TITRE DE CHAMPION SUISSE A LA BANDE

Ce samedi 16 décembre s’est déroulée la finale du championnat suisse LNA à la bande, dans les locaux modernes du club de Basel.  C’est dans une ambiance chaleureuse et un accueil qui ne l’était pas moins que le champion suisse en titre, xavier Gretillat, défendait sa couronne, sur une distance raccourcie de 100 points, contre quatre autres prétendants, à savoir les zurichois Rech, Boode et Antonopoulos, ainsi que Giacomini de Colombier.

Ce n’était finalement pas encore cette fois que Xavier Gretillat allait concéder son titre. Il faut pourtant qu’il s’y prépare, il y aura bien un jour où l’enchaînement des titres va s’arrêter (53ème titre LNA d’affilé…). Cette fois, il a dominé ses adversaires avec une moyenne générale de 10.81 et une meilleure série de 65. Ils n’ont réalisé que respectivement 34, 5, 8, et 27 points contre lui. Le second du classement, le sierrois adopté de Zürich Pierre-Alain Rech, a réalisé 2,71 de moyenne générale et une meilleure série de 16. Vincent Giacomini prend la troisième place avec 2.00 de moyenne générale et une meilleure série de 17. Bravo à eux !

03.12.2017 – 3 BANDES D2 – CHARTRES BATTU PAR COULAINES

Ce dimanche 3 décembre 2017, l’équipe de Chartres était reçue par celle de Coulaines dans leur locaux proches du Mans. Au premier tour, l’excellent Thierry Roxo a réalisé la meilleure performance de la journée avec 35 points en 25 reprises, alors que sur l’autre table le chartrain Gretillat s’inclinait pour seulement 2 points. Au tour suivant, Coulaines remportait également ses deux rencontres. Après deux journées de championnat, Chartres a été battu deux fois et devra se réveiller pour se maintenir dans ce classement.

04.11.2017 – 3 BANDES D2 : COLMAR BAT CHARTRES

Ce samedi se jouait le premier tour du championnat de France D2 de trois bandes par équipes. Lors de cette journée, Chartres recevait Colmar pour une première rencontre. Au premier tour, Valente a battu un Justice absent, alors même qu’il avait bien brillé dernièrement dans cette discipline. Sur l’autre table, Gretillat prenait un meilleur départ que Vasseur, avant de fléchir rapidement et laissant le jeune Kevin reprendre l’avantage. Ce n’est qu’en fin de partie que le Suisse s’est réveillé alors que les deux joueurs étaient à 27 partout, en finissant sur une série de 5 et de 3. Au second tour, les deux belges de l’équipe de Colmar ont apporté chacun un point de victoire à leur équipe, bien que Gérimont était à deux doigts de l’emporter face à Dany Boutet. Colmar a remporté sa première victoire 6 à 2 contre Chartres.

Merci à tous les chartrains pour leur accueil et un grand merci à mes partenaires de jeux de série pour cette soirée inoubliable !

 

22.06.2017 – DOUARNENEZ CHAMPION DE FRANCE 2017

Le club de Chartres, champion de France en titre, organisait ce week-end la finale du championnat de France par équipes de jeux de série en D1. Avec deux équipes qualifiées pour cette phase finale (Chartres 1 : Gérimont, Gretillat, Justice – Chartres 2 : Girard, Henriksen, Pariot), le BCC accueillait encore le club de Oissel (Legros, Petit, Kahofer)et de Douarnenez (Soumagne, Swertz, Le Deventec).

En demi-finales, Chartres 1 a rencontré Oissel en match aller et retour. Au match aller, les chartrains ont remporté la rencontre, grâce à une victoire de Gérimont sur Legros en deux reprises et de Justice sur Kahofer à la bande, en 11 reprises. Par contre, Gretillat n’a pas été à la hauteur et a subi la loi de Petit au grand cadre. Au match retour, Gérimont a gagné une nouvelle fois son défi contre Legros, mais Justice cette fois-ci a dû céder face à l’autrichien Kahofer, de peu, 120 à 114. Restait la rencontre au cadre 71/2 entre Petit et Gretillat, mais le suisse n’a pas été à la hauteur, malgré de nombreuses occasions de conclure. Petit a terminé ses 200 points, alors que Gretillat restait à 171. Egalité donc entre ces deux équipes et les prolongations allaient devoir les départager : 10% de la distance, une seule reprise. Gretillat a commencé au grand cadre et a réalisé 6 points, alors que Petit n’a réalisé que le point d’entrée. A la bande, Kahofer a gagné sa prolongation face à Justice. Legros a fait la différence et a réalisé ses 25 points pour prendre l’avantage sur Gérimont qui n’a pas de chance en ratant l’égalisation sur un buttage ! Ainsi le sort en a décidé, Oissel s’est qualifié pour la finale.

Dans l’autre demi-finale, Douarnenez n’a fait qu’une seule bouchée de Chartres 2. Le génie hollandais Swertz n’a fait que peu d’erreur face à Girard, une première partie en un coup et la seconde en 3 coups, séries de 250 et 226, et tout ça dans une vitesse et une élégance qui rappelle un belge célèbre. Au grand cadre, Pierre Soumagne a créé surprise en gagnant contre Henriksen en 11 reprises, alors qu’on pouvait s’attendre à ce que le danois allait réagir avec toutes ces reprises. Dans le second match, le danois a subi la loi du français qui a terminé sur une série arrêtée de 197. A la bande, Le Deventec a été accroché par Pariot à la première rencontre en 22 reprises, alors qu’il a fait cavalier seul à sa seconde partie en seulement 8 coups. En conclusion, Douarnenez a fait son tour de chauffe avec Chartres 2 en les dominant complètement.

Lors de la petite finale dimanche matin, les deux équipes chartraines se rencontraient pour se disputer la médaille en chocolat. Là, force est de constater que l’absurdité de la situation a atteint son paroxysme dans les locaux de Chartres, et c’est bien la preuve qu’un club ne peut pas avoir deux équipes du même club dans la même division, c’est ridicule à mon sens. Bref, Chartres 1 a obtenu sa première victoire avec un 200 à 0 sévère du suisse sur le danois au grand cadre, en 3 reprises. Puis Justice et Gérimont, bien accroché pourtant, ont finalement su réagir et remporter leur rencontre.

Pour la finale, le génie hollandais a offert la première victoire à son équipe en dominant Benoît Legros en 5 coups, grâce à la série arrêtée de 232. C’est ensuite au tour de Kahofer de céder face à Le Deventec dans une partie tendue en 15 reprises, 120 à 106. L’autrichien avait pourtant les moyens et les opportunités de faire mieux et de remettre les équipes à égalité. Pour terminer, Johann Petit a sauvé l’honneur des Osseliens en battant Soumagne 200 à 153 en 9 reprises.

Douarnenez a fait carton plein en championnat de France D1 avec cette nouvelle équipe qui affiche clairement ses ambitions sur le plan européen. On se réjouit de voir ce que donnera les confrontations européennes, surtout avec les changement de paysage qui se profilent sur la prochaine saison. Une chose est sûre, c’est que Chartres n’a pas dit son dernier mot, ni en championnat de France, ni en Europe !

04.06.2017 – BILLIARD-ELEARNING C’EST PARTI !

Bien des étapes auront été nécessaires avant la création de cette nouvelle plateforme… Finalement Xavier Gretillat a modernisé son site internet pour intégrer une interface entièrement dédiée à la transmission de connaissances, c’est le Billiard-ELearning !

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15.05.2017 – LE DBC BOCHUM REALISE LE DOUBLE !

Le DBC Bochum a réalisé ce week-end un doublé historique !… champion d’Europe il y a peu à Prague, le DBC Bochum a également remporté la finale des Play-Offs et a conservé son titre de champion d’Allemagne ! C’est la 13ème année consécutive que je participe au championnat allemand pour le DBC Bochum et c’est notre 10ème titre !!!

Jouant pourtant en terre ennemie, malgré leur première place au classement général, le DBC Bochum a d’abord dû se défaire de l’équipe de Krefeld en demi-finale. Les deux premières rencontres sont remportées par le DBC, Sam van Etten a réalisé ses 300 points en seulement deux coups, et Ludger havlik a terminé ses 100 points à la bande en 12 reprises. Aux cadres par contre, Nockemann a obtenu une égalité importante face à Niessen au 71/2 car Gretillat a perdu son match face au hollandais au 47/2. Dans l’autre demi-finale, Merklinde a battu Hilden, en conçédant également une partie, celle de Marek Faus au cadre 71/2, remporté par Maarten Janssen en 10 reprises.

En finale, le premier tour a mis les deux équipes à égalité et a maintenu le suspens jusqu’au bout. Sam van Etten est passé à côté de son match et a laissé filé deux occasions au profit de la star locale Christian Pöther. A la bande par contre, Ludger Havlik n’a laissé aucune chance à Uwe Klein en commençant sa partie très fort. Tout devait donc se décider aux cadres… Gretillat a su tirer profit de son calvaire de la veille pour cette fois s’adapter mieux aux conditions, mieux que son adversaire le jeune Ferry Jong. Il a terminé son match en 4 reprises et a offert la seconde victoire au DBC. C’est donc Nockemann qui a définitivemnent scellé le sort du DBC en gagnant son match avec Marek Faus en 12 reprises. Vainqueur, le DBC a réalisé l’exploit et s’est offert le doublé historique !

« Premier match contre un jeune talent hollandais Jim Van der Zalm, que je ne connais pas mais dont je me méfie comme tous ses jeunes pouces élevés au billard hollandais ! Mais je suis confiant, bien préparé et prêt à en découdre… ça c’est au début… ensuite j’ai connu bien des problèmes liés essentiellement au matériel que je ne parvenais pas à comprendre et à en trouver la clé. C’est vite vu, j’ai perdu en 8 reprises et j’ai eu 8 fois les billes. J’ai réalisé de belles choses en distance et en demi-distance, mais impossible de conserver les billes lorsqu’elles sont ensemble. Le drap était roulant, les bandes anciennes et les billes dures. Pas d’élasticité, pas de rétro et pourtant du matériel roulant. Ce n’est pas une excuse, mais j’ai vraiment eu de la peine. Bref une défaite heureusement sans incidence puisque les autres membres de mon équipe ont joué assez bien pour permettre au DBC Bochum de défendre son titre en finale contre Merklinde.

Pour le second match, dont la victoire de mon équipe dépend, il fallait absolument que je trouves une solution pour ne pas réitérer la déconvenue de la veille. J’ai donc réfléchi, analysé, beaucoup réfléchi et je suis allé au club le matin pour taper quelques points, non pas de distance ou de demi-distance sur lesquels j’avais confiance, mais plutôt sur les billes de près. J’ai fait de la série, plutot belle et longue jusqu’à 250 et après une heure et demie j’ai plié ma queue avec un peu plus de confiance sur ma capacité à jouer petit et à conserver les billes. La réflexion, la préparation avant le match et les quelques points exécutés le matin, m’ont permis de m’adapter aux billes dures et à ce matériel roulant. Résultat… je réalise une première série modeste puis je manque vers 50 je crois. Ce sera ma seule vraie erreur. Mon adversaire qui souffre aussi de la situation me laisse la main et je reviens avec une série de 119 que je termine sur un buttage, en finesse ! A la 3ème reprise, je reprends à nouveau le contrôle des billes et je subis à nouveau la loi du buttage, en finesse, avec effet ! Après ces deux buttages qui m’ont coûté deux reprises, je termine et j’apporte un point important à mon équipe ! »

10.05.2017 – MON EXPERIENCE A BRANDENBURG 2017

 

Brandenbourg 2017 s’est achevé ce dimanche avec les dernières finales à l’artistique, au cinq quilles juniors et au 3 bandes par équipes sur petites tables… J’étais présent dans l’arène ce dimanche matin et j’ai pu assister à la partie entre Caudron et Merckx… lorsque Frédéric termine sa 4ème reprise, il a 35 points alors que son adversaire en a zéro… juste hallucinant, E.T. finira 40 à 11 en 6 reprises.

Bref à mon sens cette aventure Brandenbourg 2017 ne change pas de l’édition précédente. D’un point de vue spectateur, il faut bien admettre qu’il peut s’en mettre plein la vue, tellement de choses à voir dans cette arène que le spectateur s’y perd… il a devant lui 20 tables et il est bien difficile de se focaliser sur l’essentiel. Ça c’est pour autant que spectateur il y a… ce dont je doute. Si on enlève les 500 joueurs, les représentants des fédérations, les familles, les accompagnants, le personnel technique et les organisateurs, je suis pas certain que cet événement a été suivi par un public dont le nombre soit en rapport avec l’importance de la manifestation. Personne ne le saura puisqu’il n’y a pas de statistiques tangibles à ce sujet, les entrées n’étant pas comptabilisées. D’un point de vue du joueur, et là j’exprime uniquement avis, la grandeur de cet événement anonymise le joueur, il devient un numéro qui doit se présenter à telle heure sur telle table. C’est trop grand, il n’y a pas d’âme à cet événement. Le joueur n’est qu’un pion dans une fourmilière géante…
Championnat d’Europe individuel de 3 bandes…

Bien ceci étant dit, passons à mon voyage qui s’annonçait d’entrée intense et longue, 5 championnats d’Europe (47/2, 71/2, bande, 3 bandes individuel et équipes), au minimum 10 matchs, au maximum 19 matchs sur 10 jours… Mon aventure a bien mal commencé par une triste performance au 3 bandes individuel. Certes, je suis mauvais à cette discipline que je tente tant bien que mal d’apprendre, mais quand même… Je ne parviens pas à tirer le parallèle avec mes compétences mentales de jeux de série qui me permettent de d’exprimer ce que je sais faire. Au trois bandes, je suis incapable d’exprimer ce que je sais faire… Mais qu’à cela ne tienne, cela ne va pas me décourager pour autant ! Après ma saison, je me remettrait au travail et j’espère faire mieux la saison prochaine. Bien entendu, je vous passe les résultats détaillés de mes deux matchs contre l’autrichien Kahofer et l’espagnol Martinez qui s’est placé à la 3ème place sur le podium. Là cela me laisse de l’espoir car je l’ai vu joué, très mal joué puisqu’il a gagné misérablement et de peu contre moi… puis la révélation il a joué si bien qu’il s’est hissé en demi-finale. Bref finir à 0.600 de MG, je suis pas fier. Ainsi se termine mon premier jour ! Ça promet…

De bruijn, Caudron, Swertz et Cuenca

Championnat d’Europe à la bande…

Justement, la suite se passe à la bande. Selon toute logique, mes deux matchs au trois bandes sont censé m’être utile… ben oui et non… après tout j’ai pu tester les tables, même si j’ai rien compris à cette patinoire au tout début. Mais quand même au second match, j’ai joué sur le matériel que j’allais sans doute rencontrer le lendemain. Donc oui, la veille m’aura été utile. Et non, parce que prend deux taules en jouant comme une m… c’est pas très rassurant psychologiquement. C’est là-dessus que j’ai travaillé… j’ai réalisé une préparation mentale importante pour gérer chaque élément et le résultat sur la table a été convaincant avec ce premier match avec Baca. Une partie que j’aurais dû liquider en 4 ou 5 reprises, j’avais très vite 80 points… mais un adversaire absent, un relâchement, des erreurs en fin de match et finalement je termine mes 100 points en 8 coups. C’est quand même pas trop mal, mais vu le client sérieux qui suit, cela ne suffira pas. Faut faire mieux. Pour le second match avec le belge Eddy Leppens, nouvelle préparation et je me sentais bien, confiant, et apte à développer mon jeu. Très vite, je prends l’avantage avec une série de 45, mais Eddy répond droit derrière avec 46… on est au coude à coude et là la partie dégénère avec plusieurs reprises de trois bandes. Sur le jeu ouvert, il est le plus fort et il termine ses points à la 14ème reprise. J’entame la reprises, je joue pour 16 points seulement. Petit à petit je prends les billes et je parviens à me placer un rappel une bande en largeur. J’en profite, le regroupement se fait, il ne m’en reste alors plus que 3… mais manque de chance la position obtenue est une vraie m… au millimètre près. Je suis obligé de massé par la grande bande, et la position suivante n’est pas moins délicate et il m’en manque plus que deux. En cas d’égalisation, je suis qualifié. Donc sur cette position, hormis un bande-avant dans la longueur, je n’ai qu’un massé détaché bande-avant par la grande bande, ou alors un bande-avant maximum d’effet avec un retour très fin sur la bille deux… Je choisis la seconde qui semble réalisable, mais je commet l’erreur de jouer trop fort, l’effet ne mord pas assez sur la bande et je manque la bille deux. Voilà, pas d’égalisation, Leppens est qualifié. C’est rageant parce que vraiment je la sentais pour la suite. Mais voilà ainsi est le sport, il aura été le plus fort, et moi le plus faible.

Swertz, Leppens, Gretillat, Cuenca

Championnat d’Europe au cadre 47/2…

Le lendemain, faut revenir avec un nouveau championnat, une nouvelle discipline, le cadre 47/2. Et surtout faut revenir avec cette frustration d’être passé à côté pour si peu et d’avoir été si faible au moment le plus crucial. Faut balayer toutes ces mauvaises pensées et les utiliser pour devenir encore plus fort pour la suite ! Grosse préparation dans ma tête à nouveau pour venir dans l’arène et tenter de gérer tout ce qui pourrait venir perturber la machine. Arrivé pour mon premier match, j’ignorais le nom de mon adversaire Kozac ou Riedel, j’ignorais le résultat de leur match… Finalement c’est Riedel qui se présente. Je joue la première reprise, réalise ce premier point puis manque le second. Mais à la seconde reprise, je déploie le fruit de toute ma préparation et fusille mon adversaire avec 199 de série menée de très belle manière. Voilà un beau succès qui fait plaisir, qui allie une bonne préparation et une bonne maitrise de jeu sur la table. Au second match, Kozac est totalement absent et la qualification est déjà acquise… ce qui m’a affaibli un peu après une très bonne série de 126. Il me faut 5 reprises au total pour finir ce match.

Le lendemain en quart de finale, j’arrive dans l’arène avec une synthèse des jours précédents et une accumulation bien utile pour ma préparation psychologique indispensable pour gérer ma pression et mes démons. Efficace à la perfection, ma tête assassine Niessen 250 à 47 en une reprise. En demi-finale, contre le génie hollandais du moment Swertz, la partie commence à mon avantage et je joue bien, jusqu’à ce que je craque mes nerfs à seulement 12 points de la qualification en finale… Alors que tout va bien, j’ai la ligne et plus que quelques points à faire, je décide de jouer petit pour économiser quelques points facilement, mauvaise décision, je reste trop proche et cela m’oblige à jouer un petit piqué détaché ou un petit bande-avant facile. Je réfléchis pas, je ne regarde rien, j’exécute ce petit bande-avant avec un poil d’effet et surtout une mauvaise visée, je manque… Mes nerfs venaient de craquer. Pathétique. Swertz, dans une réplique incroyable, fait l’étalage de tout son talent et termine la partie ! Mon parcours s’arrête là encore à quelques points du but…

Championnat d’Europe par équipes nationales au trois bandes…

Avec mon partenaire et champion suisse Bezhat Cetin, nous sommes tombés dans le groupe de la Hollande A avec Jaspers et Burgmann, mais d’abord il faut combattre contre les finlandais. Moi aussi je savais pas qu’on jouait en Finlande… Je les vois jouer à l’échauffement, l’un d’eux semble bien maîtriser le sujet, quant au second c’est de la fiction. C’est manifestement un jouer de Snooker de par sa position du corps et son exécution, cela ne laisse aucun doute. Il est terriblement nerveux et donne l’impression de ne pas savoir jouer (c’est moi qui dit ça…).  Je me dit à ce moment-là, que même nous petits suisses, on a peut-être une chance de ramener une victoire. Ben non, cette équipe fragile au début, a très bien joué et mon joueur de snooker a fait des superbes points ! Alors que nous suisses, nous avons manqué notre début de match sans jamais pouvoir rattraper notre retard par la suite. Le match contre la Hollande A, on s’en doutait, ne nous laissait aucune chance de gagner. Quand vous courrez en pleine à 10 km/h, vous avez aucune chance de rattraper un coureur qui lui courre à 20km/h dans il est pas en forme… Malgré tout, c’est notre meilleur match, impossible de donner un résultat individuel avec ce système de scotch double, mais on a joué environ un de moyenne dans cette rencontre. Comme nous pouvions nous en douter déjà dès notre inscription, par de qualification pour l’équipe de Suisse dans ce championnat.

Kahofer, Mata, Cuenca, Christiani

Championnat d’Europe au cadre 71/2…

Mon groupe s’annonce difficile. Un grec accrocheur qui ne lâche jamais rien, Chatzipavlis, et le génie en forme du moment Swertz… Je commence en petite forme avec le grec, qui lui ne parvient pas à donner le change. Je le bats 150 à 39 seulement en 4 reprises. Ce match n’est qu’un échauffement pour celui qui compte avec Swertz. Là encore grosse préparation psychologique pour affronter ce match de tous les dangers, et là encore je m’apprête à gagner contre le hollandais avant de manquer à seulement 13 points de la fin à la seconde reprise. Swertz ne se fait pas prier et termine la distance au coup suivant… Mais j’ai la reprise. Point après point, je finis à mon tour la distance et j’égalise. Swertz se lève et me félicite, j’ignorais à ce moment-là qu’il avait un moins bon résultat d’ensemble que moi et que j’étais qualifié…

Le lendemain, je joue mon quart de finale contre l’espagnol Cuenca. Et là, impossible de maintenir une bonne concentration, j’ai le sentiment de fatigue comme si c’était la journée de trop. Impossile de déployer mon jeu, je suis à côté. Je lutte pour inscrire seulement 100 points au compteur en 5 reprises, pendant que Cuenca fait ses 200 points et se qualifie pour la demi-finale. Je félicite ce joueur espagnol, simple et humble, qui parviendra là à décrocher son premier titre de champion d’Europe de la plus belle des manières, la partie parfaite en finale. Et en plus, il se positionne sur le podium dans les deux autres disciplines, chapeau M. Cuenca !

Ainsi s’achève pour moi douze jours de présence à Brandenbourg… un long périple teinté de belles réussites et d’échecs cuisant. Ainsi va le sport. Mais pas le temps de se reposer, d’autres échéances m’attendent en cette fin de saison !