20.07.2019 – DU NOUVEAU POUR MA SAISON 2019/2020

Fin avril 2019, le couperet était tombé… Chartres va redescendre en D2 ! Quel avenir pour cette équipe, telle était la question… je ne vais pas revenir sur ce que représente pour moi cette équipe chartraine, cela a déjà été exprimé dans un précédent article. Je m’étais engagé à défendre cette équipe de coeur en D2 pour lui redonner une place en D1.

Malheureusement, tout n’est pas aussi simple.

Willy Gérimont

Willy Gérimont est le meilleur joueur de jeux de série en France, il a été mon dauphin avec sa médaille d’argent au championnat d’Europe et nul doute qu’il a le potentiel pour gagner beaucoup d’or à l’avenir. Il doit penser à ce qui est bien pour sa progression, pour sa carrière, et il a décidé de ne pas jouer en D2. Et c’est bien entendu le juste choix, il doit jouer en D1, gagner le championnat de France, aller se battre en Coupe d’Europe et gagner ce titre ! Bien entendu, il représentera son club de Chartres en individuel.

Pas grave me direz-vous, je peux jouer avec Chartres et mon ami Justice, avec la forte équipe de D2 pour les aider à la remonter en D1… mais attention, le règlement de la FFB mettra Willy face à un choix cornélien la saison suivante puisqu’il lui sera interdit de jouer pour une autre équipe de D1 si son propre club se trouve en D1. Autrement dit, cela l’obligerait à démissionner de son club de Chartres pour poursuivre l’objectif européen avec Oissel. Absurde.

Alors Jacky, Willy et moi avons beaucoup discuté et nous avons décidé ensemble que l’aventure devait s’arrêter là. Pour le moment. Nous savons que les liens créés durant toutes ces années, en et hors compétition, demeureront même si l’équipe meurt.

Donc Willy a décidé de jouer la saison prochaine en D1 avec l’équipe de Oissel et ses nouveaux partenaires de jeu Johann Petit et Pierre Martory. Voilà une équipe très compétitive qui peut avoir de grandes ambitions en France et surtout en Europe ! Quant à moi, je ferai aussi partie de cette équipe en tant que remplaçant lorsque l’un de ces joueurs ne pourra pas assurer son rôle. Remplaçant, un rôle qui me va à merveille à l’aube d’un nouveau départ et de la réalisation de nouveaux projets.

L’équipe de Oissel, Johann Petit, Pierre Martory et Benoît Legros qui quitte cette formation pour de nouveaux défis à Douarnenez, remplacé par le chartrain Willy Gérimont.

Je suis triste de ce dénouement pour notre équipe chartraine, mais il nous est impossible de nous retourner sur nos échecs, les miens en particulier, et nous devons nous concentrer sur l’avenir. Je me réjouis que Willy puisse malgré tout poursuivre son ascension et trouver une nouvelle stabilité à moyen terme avec cette équipe qui peut faire très mal.

Bon vent Willy, et fais moi plaisir… déchires tout au passage ! L’or est pour toi !

Ma saison de billard 2019/2020 sera donc essentiellement suisse, avec là aussi un petit changement… de club. Ma licence suisse sera prise au nom du Club de l’Ouest Lausannois et c’est donc pour leurs couleurs que je jouerai cette prochaine saison. Pas la peine de s’étendre sur les raisons de ce changement, ceux qui doivent savoir sont parfaitement au courant de la situation.

Et pour terminer les échéances, il y en a une très importante qui se profile en septembre 2019 avec deux semaines au Vietnam, pas seulement pour passer des bonnes vacances, mais surtout pour rencontrer le joueur vietnamien omniprésent sur les réseaux sociaux Huynh Truong Thinh à la Thinh Kent Academy. Qui sait… peut-être la première étape d’une future collaboration.


06.05.2019 – MON EXPERIENCE A BRANDENBURG 2019…

« Les championnats d’Europe regroupés, c’est pour les joueurs de séries que nous sommes l’objectif principal de la saison… parce qu’en l’absence de championnat du monde, un titre de champion d’Europe c’est le graal… et parce que cela ne peut se produire que tous les deux ans. Autant dire que chacun d’entre nous était préparé et prêt à en découdre. Cela se ressentait, personne n’était là pour rigoler, il y avait du niveau ! Mais le sport est cruel parfois et seul le présent compte, il faut performer ici et maintenant !

Halle de jeu du Stahlpalast de Brandenburg… 18 tables !
(photo Billardmagazin Touch)

J’ai pris l’option de vous livrer mon expérience personnelle, laissant le soin à Kozoom et à la CEB la rédaction des résultats techniques des 18 championnats qui se sont joués ici à Brandenburg, dans cette énorme halle du Stahlpalast. Magnifique endroit pour un tel événement. La même impression que les fois précédentes, je me représente cet événement comme étant une commercialisation industrielle du talent anonymisé, mais très intéressant pour le spectateur qui a toujours quelque chose à voir. Je l’apprécie et en même temps je regrette le temps où chaque championnat d’Europe était dévolu à un organisateur qui pouvait ainsi promouvoir son sport dans sa région et créer une ambiance moins industrielle. Bonne nouvelle selon Diane Wild, présidente de la CEB, il semblerait que peut-être nous aurons la possibilité de participer à nouveau à de tels championnats d’Europe, plus souvent que tous les deux ans… l’avenir nous le dira.

à l’arrêt dans les bouchons…

Pour ce point d’orgue de ma saison, mon voyage débute ainsi en voiture. Un jour de voyage, plus de 1’000 kilomètres plus tard, nous arrivons au Stahlpalast de Brandenburg et prenons nos quartiers à l’Axxon Hotel, juste à côté. Très important pour moi de loger juste à proximité, pour ma préparation mentale avant chaque match, l’application d’un rituel bien spécifique, la récupération, la nutrition et l’organisation. Et donc j’avais réservé ma place il y a 7 mois !

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 20190426_143815-291x300.jpg.

Ah oui, je dis « nous » parce que j’ai la chance d’être accompagné par ma moitié, l’amour de ma vie qui m’apporte son soutien, sa présence et sa compréhension absolue pour vivre au rythme effréné de Brandenburg !

Et pendant que j’y suis, puisque je suis pas certain que le lecteur que vous êtes tiendra la longueur, j’en profite ici pour vous remercier, à tous, de m’avoir soutenu, encouragé et félicité, par messages, mails ou sur les réseaux sociaux. Vous étiez tant que je n’ai pas pu vous remercier personnellement. Désormais c’est fait.

Championnat d’Europe – Cadre 71/2

26 avril à 09h00, je commence dans le dur avec mon match au grand cadre contre un des plus joueurs le plus fort et le plus difficile, le belge Eddy Leppens, grand favori au podium. J’adore cette personne, il est humble et sportif, mais il m’énerve car un peu comme à l’image de son compatriote Caudron, il fait tous les points. Tout le temps. Et partout. Une seule stratégie avec lui, l’attaque. La défense n’apporte rien, il est trop fort partout. Après avoir fait le point sur moi-même la veille au soir, je créé mon protocole pour ce match. Parfaitement conditionné, je transite de l’Axxon et à l’aire de jeu tel un autiste dans son monde. A l’entrée, j’y laisse mes soucis. Cet aire de jeu anonymisante favorise ma concentration car toute forme de distraction peut se gérer plus facilement, à l’image de ce public loin et ne formant que des ombres. Il n’y a plus que moi, Eddy et les billes. Je perds le tirage et je débute mon match par le point d’entrée, en deux bandes. Je me sens bien, mais le matériel glisse, il roule pas mal, mais je fais des points et je regroupe les billes. Une première erreur intervient lorsque, sur une position un peu compliquée et entrée, je choisis de doubler la bille dans la largeur. Je me mets en place puis je décide au dernier moment de changer la quantité de bille pour être sûr de toucher plus gros la bille 3. Mal m’en a pris, la bille 2 contre la bille 3 et je manque le point. Eddy prend la main et fidèle à lui-même fait une série. Moi, sur la chaise, j’ai pris parti de ne pas le regarder et ne pas gaspiller d’énergie en subissant son jeu. Je regarde le vide et reste mobilisé, en mode veille. Il me redonne une chance à la 2ème reprise et là encore, après quelques points difficiles, je commets la même erreur qu’à la première reprise. Un rétro direct assez grand et au dernier moment, je décide de changer et de prendre un poil plus fin, sans changer l’énergie, je recule pas assez et je rate.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Leppens-1-245x300.jpg.

Eddy Leppens (photo Billardmagazin Touch)

Il a beaucoup d’avance au compteur avant de me laisser ma troisième chance. Je la saisis et, dans une belle série bien menée dans tous les domaines, je termine mes 150 points sur une série de 137. Eddy a la reprise, il fait une série et se dirige tout droit vers l’égalisation, avant de faillir à seulement 10 points du but. Je gagne ce match difficile, 150 à 140 en 3 reprises, c’était le plus dur, ce premier match de Brandenburg, contre Eddy, tout s’est bien passé. Retour en chambre pour me débriefer et me préparer pour mon second match.

Même jour, à 21h00, je constate que Eddy a gagné en 4 reprises contre le franco-grec Gerassimopoulos, qui n’a réalisé que 79 points. Avec ce score, même si Nikos gagne, il ne se qualifie pas, ce sera Eddy. Je joue donc contre un adversaire qui n’a plus aucune chance de se qualifier, qui n’a plus rien à perdre, tout au plus laver son honneur et la défaite subie par Eddy. Nikos est déjà très dangereux à la base, mais pire encore s’il joue sans pression. Même rituel et même protocole pour ce match, avec la pression de la qualification, je peux perdre mais je dois au moins faire 140 points… Je commence bien, je me sens bien, mais je commets une erreur identique à la première partie sur un rappel de longueur pourtant simple, je corrige au dernier moment la quantité de bille pour un meilleur rappel mais je ne change pas la hauteur d’attaque pour le point. A la 2ème reprise, j’ai les billes à cheval vers l’ancre et là encore, je joue sans réellement décider laquelle des deux solutions je veux… je rate encore. A la 3ème reprise, on reprend les mêmes et on recommence, sur un point d’échelle traditionnel, je décide une fois en place que je manque un peu d’effet et finalement j’en mets trop ! Bref je joue mal, et lui il joue très bien et ne se fait pas prier pour finir ses 150 points en 4 reprises ! Il me reste la reprise et c’est confiant que j’entame cette reprise par le point d’entrée, en deux bandes. Je joue bien, je joue juste, j’ai affiné mon protocole et j’ai enfin trouvé le bon rythme, celui qui va faire du mal ! Mais malheureusement, sur un rappel de long, la bille 2 vient heurter la bille 3 et me propose une position alignée le long de la petite bande, sans autre solution qu’un énorme massé… que je manque. Bravo Nikos pour cette victoire qui permet à Eddy de jouer les quart de finale.

Les médaillés au cadre 71/2 (photo Billardmagazin Touch)

Avant de vous exposer la suite, je souhaite relever les débuts incroyables du génie hollandais Swertz qui extermine ses deux adversaires en un coup, et de Van Etten qui réalise lui aussi la partie parfaite en un coup. Si on enlève au hollandais sont quart de finale difficile contre Leppens, il aura fait 700 points en 9 reprises, je vous laisse calculer… la logique est respectée, Swertz est le plus fort et remporte un nouveau titre. Daske s’est invité en finale par surprise. Faus et Van Silfhout complète le podium.

Championnat d’Europe – Cadre 47/2

Après une journée de repos forcé à Berlin, pendant laquelle j’ai dû réfléchir et analyser mes deux matchs précédents, mais aussi profiter de la visite et de temps libre, j’ai compris que mes deux matchs au 71/2 étaient bons, j’ai commis des erreurs certes, mais l’état d’esprit du combattant était bon et je sais que je suis sur la bonne voie. Utiliser ma défaite pour mieux adapter mon protocole, améliorer certains détails et points faibles, je suis confiant.

Arnd Riedel
(photo Billardmagazin Touch)

Mon premier match le 28 avril 2019, à midi, contre l’allemand Riedel qui s’est fait battre par Dupont 200 à 149 en 11 reprises. Je m’apprête donc à rencontrer dans la théorie un joueur qui vient de jouer 13.54 de moyenne… Mais je connais très bien ce joueur allemand, sans pouvoir vous dire pourquoi. Mais je sais qu’il est très dangereux et que, contre moi, il va déployer toute son énergie et tous ses moyens pour me montrer ce dont il est capable. Et je sais qu’il est capable de m’assassiner en un coup !

Je gagne le tirage et Riedel commence, le point d’entrée étant difficile. Il fait 27 points et me laisse la main. Je commence par une longue période de galère, pas loin de 50 points, avant de montrer les crocs et la maîtrise de mon jeu. Cette série toutefois s’arrête suite à une perte de contrôle des billes et un point où je veux utiliser le rejet naturel maximal de la bille, mais je prends trop plein. Lui il arrive sur la table et déroule ses compétences comme un champion, il termine sur une série de 173 ! A moi la reprise, point d’entrée toujours par deux bandes, mais je ne vais faire que 12 points… je prends les billes pourtant mais je manque de lucidité en entamant cette série comme si la précédente de s’était jamais arrêtée. Je manque sur une fausse queue sur un long rétro, comme un débutant ! Riedel gagne 200 à 143 en 2 reprises !

Certes j’ai perdu, mais je sais que je tiens le bon bout. J’ai le bon protocole, il suffit juste de l’appliquer. Mon jeu sur les billes de distance, de demi-distance est bon. Je sais garder le contrôle du petit jeu. Malgré cette défaite, c’était un bon match et je sais que je suis sur le bon chemin.

Patrick Dupont
(photo Billardmagazin Touch)

Pas le temps de se reposer, c’est parti pour mon second match de qualification au petit cadre, avec Dupont, un joueur français humble et modeste que j’apprécie tout particulièrement. Capable du meilleur comme du pire. Même rituel de la préparation jusqu’à la table, même protocole, j’applique le plan : j’attaque ! Pas de grande série dans ce match, mais une erreur à la première reprise, un buttage à la seconde reprise et la fin du match à la 3ème reprise. Je renoue avec la victoire et je bats Dupont 200 à 55 en 3 reprises. Je me sentais bien, j’étais prêt pour ces quarts de finale le lendemain matin.

Pascal Dessaint
(photo Billardmagazin Touch)

29 avril, à 1230, même rituel. Mais lorsque j’arrive en salle, je dévie… pour aller saluer mon adversaire du jour que je n’avais pas encore vu, le sympatique français Pascal Dessaint, puis je tombe sur un moins sympathique compatriote tricolore qui use de sa seule seconde de parole pour me lancer avec un petit sourire « alors ça c’est pas bien passé en D1… » faisant allusion à mes déboires en championnat de France qui ont conduit mon équipe de Chartres à devoir assumer une relégation. Rituel rompu, j’arrive à la table perturbé… le match va être long. Je fais tout pour me remobiliser et rester concentré sur mon plan et mon protocole. Dessaint, un peu nerveux, commence et très vite les billes s’écartent et nous devons assumer trois reprises très difficiles. Puis dès la 4ème reprise, on commence à jouer, à resserrer le jeu, mais moi j’ai pas la tête. J’ai de la peine à me concentrer, oublier ce qui m’a perturbé en début de partie, un peu comme des flashs qui reviennent régulièrement. Le rythme de jeu est faux, je prends trop de temps à choisir et pas assez de soin à l’exécution. Il me faudra pas moins de 8 reprises pour venir à bout de ce match sur un score final de 250 à 102, avec une excellente série finale de 135. Bon c’était pas un très bon résultat, mais ce petit accident de parcourt psychologique m’aura renforcé et mon perturbateur m’a finalement plus aidé par sa méchanceté qu’il ne l’avait certainement voulu. Rassurez-vous, après notre rencontre qui se déroulera ultérieurement, je lui ai dit ce que je pensais et il s’en est excusé. Je ne lui en veux pas, c’est oublié.

Leppens et Gretillat, fin du match ! (photo Billardmagazin Touch)

Je suis content, une demi-finale est synonyme de médaille ! Je retrouve mon belge Eddy Leppens. Cette fois, c’est certain, je ne vais pas serrer de main avant mon match, j’applique le rituel à 100% et je me retrouve à table, prêt à me battre. Le protocole est bon, il me faut retrouver le bon rythme, adapter mes choix et le soin à l’exécution. Leppens commence mais ne va pas jusqu’au bout. Il me laisse ma chance et j’entame alors une série bien maîtrisée qui prendra fin à 45 sur un grand massé, enfin un massé de taille moyenne, sur lequel je me suis répété « ne lâche pas » au moins 2’000 fois et évidemment… j’ai lâché! Drôle comme ça, mais là je ne rigole pas du tout. Je sais qu’Eddy va terminer. Et pourtant, il me laisse une seconde chance que je ne laisse pas passer ! Après une série de 205, je gagne 250 à 131 en 2 reprises. Mais quelle galère en cette fin de match pour rester concentré sur mon jeu… parce que mon pote Willy, sur l’autre table, est en train de réaliser l’exploit de battre le génie hollandais Swertz dans l’autre demi-finale. Je le suis d’un œil, d’une oreille, et lorsqu’il joue pour 5 je demande le nettoyage des billes… Gérimont gagne et il sera en finale,. je suis content comme si c’était moi qui me qualifie alors que je suis toujours en jeu. Désormais, chaque point que je réalise nous propulse vers une finale 100% chartraine que personne n’aurait osé rêver un jour !!! Incroyable, mon ami Willy et moi… en finale. Ca fait quand même bizarre… Chartres est vice-champion d’Europe, Willy et moi on est champion d’Europe et vice-champion d’Europe, sans savoir dans quel sens pour le moment, et pourtant si notre équipe survit elle ira se battre en D2… Bref pas le temps pour le futur, juste le présent, et là on laisse exprimer notre satisfaction. On fêtera cette finale à venir autour de la table à manger le soir même, on déjeunera ensemble le lendemain matin, puis on se séparera pour redevenir des adversaires…

Willy Gérimont
(photo Billardmagazin Touch)

30 avril, peu avant 10h30, je quitte ma chambre, préparé et conditionné, je rejoint ma table selon le rituel et enfin, je suis bien ici, en sécurité, je ne vois rien de ce qui m’entoure, je ne perçoit plus rien d’autre que mes billes, je fais fi des caméras, je suis prêt à me battre. Je choisis de commencer, d’attaquer le premier, je joue la sécurité par deux bandes même si l’attaque du premier point par la gauche commence à devenir possible. Cela me permet de jouer assez fort pour le point… mais je rate et laisse un point pas trop difficile mais écarté et Willy rate. A la seconde reprise, un grand point, je le réalise mais manque le second. Et de nouveau une reprise difficile pour Gérimont. Il rate et me laisse un grand point, que je réalise, je prend les billes et dans une belle série je réalise les 249 points restants. A Willy d’égaliser, il choisit d’attaquer par la gauche, ce qui nécessite une exécution parfaite avec ce matériel, mais il manque, pas assez d’énergie. Voilà c’est fait, mon 5ème titre de champion d’Europe, le 4ème dans cette discipline ! Bravo à Willy pour cette médaille d’argent ! Je sais que tu es le meilleur joueur français et que la couleur de ta médaille va devenir jaune très bientôt !

Les médaillés (photo Billardmagazin Touch)

Championnat d’Europe – à la bande

Jean-François Florent
(photo Billardmagazin Touch)

Ce championnat d’Europe à la bande débute le même jour, à 17h00, peu de temps après la finale du cadre 47/2. Et c’est pas plus mal ainsi, je suis chaud. Je joue bien, je suis en confiance, le rythme est bon, et je dois simplement continuer à appliquer mon plan! Je joue Jean-François Florent, une de mes deux bêtes noires en championnat de France par équipes, mais je suis motivé à rompre ce mauvais sort.

Je commence ce premier match à la bande, confiant, sur le même mode que ma finale, en mode Terminator. Et je le sens tout de suite. Je suis bien, j’ai le bon rythme à nouveau, adapté dans mes choix et mon exécution. J’alterne les phases de billes de près et de récupération, j’applique mon protocole et j’exécute Jeff en deux reprises seulement 100 à 8 !

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est record-bande-300x169.jpg.
50.00, nouveau record de Suisse

Très belle partie, un nouveau record de Suisse pour moi. Je suis très content de cette première partie à la bande, car mon ambition est de gagner cette discipline. La bande est mon jeu favori, mais je n’ai jamais gagné, j’ai perdu 4 fois en finale de championnat d’Europe, certes contre les meilleurs que sont Caudron, De Bruijn et Zenkner, mais 4 échecs quand même. Ce titre me manque et je veux me battre pour lui. Et si je continue sur cette lancée, ça peut faire mal !


Dave Christiani
(photo Billardmagazin Touch)

Même jour, à 20h00. Après ce premier match à la bande, je suis confiant, j’avais la solution pour performer à ce jeu et continuer dans le championnat. Même si je rencontre le hollandais Christiani, un des meilleurs hollandais, je pouvais le faire. Mais un événement vient perturber mon rituel et le bon fonctionnement de la machine… cet événement c’est la cérémonie de remise des médailles de ma victoire au jeu précédent, prévue à 19h30. Alors que dans ma tête, je suis déjà passé à autre chose, alors dans mon cerveau je suis conditionné pour lutter et me battre sur la table dans cette seconde et cruciale partie… me voilà à me pavaner en musique, sur un podium, avec un hymne national, des photos, faut pas oublier de sourire, alors que j’étais en pleine concentration avant cela… je crois que c’est fini, mais non faut rester pour les autres disciplines… et après faut encore aller faire des photos officielles… lorsque je suis libéré de tout ce folklore, j’arrive enfin à ma table pour jouer, Christiani est à plus de 4 minutes d’échauffement ! Il me reste 1 minute pour visser ma queue, m’échauffer et tenter de me reconcentrer. C’est pas grave, je dois faire avec…. Mais je sais que ce sera difficile. La fatigue déjà présente suite à cette finale gagnée et mon premier match à la bande, toute cette énergie pour me conditionner inutilement… mais c’est pas important, c’est maintenant ou jamais. Et au départ, ça va encore, je me sens plutôt bien. Il adopte immédiatement un jeu ouvert, mais à la 4ème reprise j’arrive à rattraper mon retard avec une belle série bien menée de 42 points. Mais Christiani connaît mes faiblesses et me sent faiblir. Je touche moins bien les grands points, je commets des erreurs de touche grossières, il va continuer son jeu aux trois bandes. Moi je perds en énergie, je sors de mon protocole incapable d’y revenir. La seule fois où je parviens à récupérer des billes favorables à une série, mon faux rythme me pousse à l’erreur. Jusqu’à la fin je garde espoir de revenir, il me manque pas trop de point pour égaliser, mais cela ne se fera pas. Celui qui sera champion d’Europe gagne contre moi 100 à 78 en 12 reprises. Bravo à lui. Je suis évidemment très déçu par ce résultat, j’étais confiant et j’avais la solution, mais je n’ai pas réussi à performer une troisième fois dans cette journée, je n’ai pas réussi à mobiliser assez d’énergie pour revenir dans cette spirale, je n’ai pas réussi à participer à cette cérémonie sans casser ma concentration et ma préparation, et je n’ai pas réussi à développer mes capacités en arrivant dans ce match une minute avant le début !

Un petit mot encore sur ce championnat à la bande pour féliciter tous les médaillés et tout particulièrement mon ami Willy et surtout Johann Petit pour leur troisième place. Johann a déjà démontré à maintes reprises ses capacités à performer et créer la surprise avec des grandes séries. Cette fois, il en remet une couche en éliminant rien de moins de M. De Bruijn ! Et avec la manière, en deux reprises ! Johann aussi, je te le dit, la couleur de ta médaille va changer…

Et maintenant ?

Brandenburg aura été autant de succès que d’échecs… Je ne peux pas dire que j’ai mal joué, ni au 71/2 avec une victoire contre Leppens en 3 coups et 32 de moyenne générale, ni à la bande avec un nouveau record et une moyenne à plus de 12, et encore moins au 47/2 avec ma victoire… Mais je ne peux pas dire non plus que j’ai bien joué. Mes défaites contre Gerassimopoulos, Riedel et Christiani, ont montré que j’étais fragile par moment, même si j’ai subi de très bonnes performances. J’avais les moyens de faire mieux.

Alors et maintenant ?

C’est la première fois que je termine ma saison sans rien en ligne de mire… Aucune certitude, que des inconnues et des questions sans réponse. Chartres va-t-elle survivre ? Irons-nous nous battre en D2 ? Avec qui ? Une autre équipe française débauchera-t-elle le meilleur joueur de France ? Ou recevrai-je moi-même une proposition ? Et le DBC Bochum va-t-il avoir à nouveau besoin de moi maintenant qu’ils vont réformer des équipes de championnat à 4 joueurs ? Vais-je jouer la coupe d’Europe ? Avec qui ? Une équipe nationale suisse à nouveau ? Et en Suisse aurai-je du temps pour jouer en équipe ? Avec quel club ? Et y aura-t-il comme promis de nouveaux championnats d’Europe la saison prochaine ? Ça en fait des questions sans réponse…

Alors je vais laisser le temps répondre à ces questions et je vais continuer mon travail autour de ces billes avec toujours autant de plaisir, voilà ma seule certitude d’avenir ! Ce que j’ai travaillé pour me préparer cette saison à Brandenburg m’a procuré du plaisir, que faut-il de plus… Et je foisonne de projets pour les vidéos de Billard E-Learning ! »

24.04.2019 – BRANDENBURG, THE EUROPEAN CHAMPIONSHIPS !

Affiche de la manifestation 2019

C’est parti, du 26 avril 2019 au 5 mai 2019, ce sont pas moins de 500 joueurs qui vont s’affronter dans 18 championnats d’Europe aux disciplines du trois bandes, de la bande, des cadres 47/2 et 71/2, de la libre, du billard artistique, autant du côté des hommes que des femmes, des juniors et des cadets ! Le tout sur 20 table, arbitré par 60 arbitres ! C’est tout simplement géant. Ne manquez pas cet événement, venez nous voir sur place ou regarder en Direct sur Kozoom !

21.04.2019 – OISSEL EN FINALE, CHATILLON RESTE, CHARTRES S’EN VA !

« Sale réveil que celui de ce dimanche, comme un lendemain de cuite… je me lève avec une réalité dramatique que jamais je n’aurais osé imaginer, et pourtant… c’est bel et bien la réalité en ce dimanche matin, Chartres va descendre en D2 ! Retour sur un samedi où tout pouvait basculer à tout instant !

En ce début d’après-midi, Chartres avait son premier défi… Châtillon, avec le génie hollandais Sam van Etten, un multiple champion d’Europe que j’admire Louis Edelin, et le très dangereux David Jacquet. Choix étonnant de Châtillon, Louis joue le grand cadre. Pour mon plus grand plaisir, c’était ma première victoire en finale de championnat d’Europe, c’était il y a 15 ans déjà. Le premier à apporter une victoire, c’est Jacky qui gère très bien sa partie à la bande. Pour ma part, après 3 mauvaises reprises, soit raté le point d’entrée trop plein, une fausse queue sur un rétro à la seconde, un éclatement indésirable à la troisième, je termine par une série de 193 à la quatrième. Voilà qui fait plaisir, Chartres bat Châtillon quoi qu’il arrive entre Sam et Willy. Et justement, Willy avait bien commencé avec une série de 130 environ, mais il perdra quand même son match alors que les occasions étaient là. Peu importe, Chartres gagne et il faut se mobiliser pour affronter Oissel, notre destin tiendra en une seule rencontre.

Louis Edelin, trop content de l’avoir rencontré !

A notre retour, la rencontre entre Oissel et Châtillon n’est pas terminée… van Etten a apporté la victoire à Châtillon, mais Petit a gagné pour Oissel, tout se joue au grand cadre entre ces deux équipes. Legros termine en premier, mais Louis égalise à la reprise sur une série de plus de 100.

Voilà Chartres contre Oissel, tout se joue maintenant. En cas de victoire, non seulement on sauve notre place en D1, mais en plus on accède à la finale. En cas de défaite, on redescend en D2 ! Le premier à faire son job, c’est Jacky qui gagne conte Petit, chapeau il faut le faire contre Johann à la maison ! Au grand cadre, je passe à côté. Certes de bons passages, mais je suis à côté quand même. Trop d’occasions ratées et contre Benoit toujours en forme contre moi ça ne suffit pas. Il termine son match sur une série de 120 à la 5ème. Tous les regards se tournent désormais au petit cadre. Willy et Pierre tiennent leur destin entre leurs mains. Beaucoup d’erreur entre ces deux joueurs, sous pression, et Willy passe lui aussi à côté et il n’en fait pas plus à Pierre pour terminer la distance. Willy manque l’égalisation qui n’aurait rien changé.

Ma bête noire… A l’intérieur, je ne ris pas du tout !

Voilà tout est dit désormais. Oissel va en finale de France, Chartres va redescendre en D2 ! Et dans la salle, une extraordinaire ambiance d’enterrement règne, pas un applaudissement au dernier point de Pierre, un respect quasi mortuaire des osseliens qui savent qu’ils viennent d’enterrer Chartres. Un respect sportif que j’ai encore jamais vu, comme s’ils étaient tristes eux-mêmes de ce résultat, alors qu’ils venaient de se qualifier. Merci pour votre sportivité.

Et maintenant que va devenir cette équipe de Chartres ?

Je sais que cette finalité fera plaisir à plus d’un, mais c’est le jeu et la loi du sport, il faut performer si tu veux rester. Nous on a failli, beaucoup trop de fois, moi surtout j’ai fait une bien mauvaise saison, trop de mauvaises parties, trop de défaites contre mes deux bêtes noires, une lourde responsabilité dans la finalité de cette saison catastrophe. En championnat de France, 4 défaites, 2 victoires, 26 de moyenne générale. En Coupe d’Europe, 2 défaites, 5 victoires, 38 de moyenne générale. Les extrêmes, entre la nullité 22 de moyenne et mon record personnel 63.5 de moyenne, certes des séries de 200 et 193, mais tout ça manque cruellement de constance sur l’ensemble d’une saison. Les extrêmes, entre l’argent européen et la D2 en France. Alors que mon rôle de mercenaire est d’apporter des victoires et des points, j’ai échoué.

Normalement, cette équipe ne devrait pas jouer en D2, le trésorier devrait me licencier pour mes mauvaises performances, le mercenaire que je suis devrait se tourner vers d’autres équipes et d’autres propositions au cadre et à la bande, en France ou en Allemagne, et Willy le meilleur joueur de France devrait retrouver très facilement une équipe de D1 et se tourner vers de nouveaux défis…

Mais voilà au sein de cette équipe de Chartres, il y a quelque chose de différent… au cours de ma carrière, j’ai joué pour un équipe hollandaise, deux équipes allemandes, douze années avec le DBC Bochum, 10 fois champion d’Allemagne, record absolu en Allemagne avec 7 reprises pour 4 matchs d’équipe, et j’ai joué avec deux équipes françaises. Je me suis toujours considéré comme un mercenaire qui joue là où on lui demande de jouer ! Mais Chartres c’est différent, j’y ai trouvé des amis, je ne joue plus comme un mercenaire, je joue avec des potes. Une famille avec qui je partage tout mon savoir sans aucune retenue et pour qui je me suis battu comme pour moi-même. Trois titres de champion de France, deux médailles d’argent européenne, cette équipe a un énorme potentiel, j’y ai vraiment cru et j’y crois toujours. Aucune équipe européenne n’a cet état d’esprit. Peut-être que cet état d’esprit ne survivra pas à cette place qui nous attend en D2, je l’accepterai sans soucis, c’est le sport. Le regret et ma responsabilité ne me feront pas oublier ce que nous avons été, bien plus qu’une équipe.

Alors quel avenir ? Jouer en D2 ? Et pourquoi pas ?… si Chartres m’appelle pour reconquérir notre place en D1, je balaie toute autre proposition et je signe, pour pas un sous ! Sinon, la vie continuera.

En attendant de connaître la suite, je voudrais remercier mes amis Willy et Jacky, nos supporters les plus fidèles Jenifer, Viviane, Jean, Mireille, tous nos supporters de Chartres qui nous ont soutenu et qui m’ont accueilli dans ce club, et bien entendu Katia l’Amour de ma vie pour sa patience, sa bonne humeur et son soutien indéfectible qu’elle a apporté dans cette équipe. »

01.04.2019 – L’ARGENT EUROPEEN POUR CHARTRES !

Du 29 au 31 mars 2019, le club de Douarnenez organisait la finale de la Coupe d’Europe par équipes aux jeux de série, à savoir les deux cadre 47/2 et 71/2 et la bande. Cinq équipes ont gagné leur place en qualifications européennes pour rejoindre l’équipe tenante du titre et organisatrice, Douarnenez-Valdys. C’est donc dans leur amphithéâtre, un magnifique club doté de gradins permanents, permettant de voir les jeux en hauteur, que les meilleures équipes européennes se sont disputées le titre.

Une galerie, des tribunes permanentes, que demander de mieux…
une vue parfaite pour apprécier les performances

Dans le premier groupe, les hostilités ont débuté entre Douarnenez et Chartres, avec la victoire de juste pour les tenants du titre 4 à 2. Gérimont a profité d’une faiblesse de départ de Swertz pour gagner en 250 à 26 en 4 reprises, alors que Soumagne a battu Gretillat 200 à 161 en 4 reprises, et Le Deventec a devancé d’une très courte distance Justice, 120 à 116 en 15 reprises. Au second tour, Douarnenez a obtenu son ticket pour les demi-finales en écrasant le club allemand Meklinde 6 à 0, Swertz reprenant le chemin du succès en 2 reprises, alors que Soumagne a eu besoin de 9 reprises pour réaliser la distance, et 20 reprises pour Le Deventec. Puis c’était au tour de Chartres de se qualifier en demi-finale en battant Merklinde 5 à 1, victoires de Gérimont 250 à 7 en 4 reprises, de Gretillat 200 à 0 en 1 reprise, et égalité de Justice 120 à 120 en 20 reprises.

Dans le second groupe, Oissel s’est incliné face à l’équipe hollandaise ABC Afferden, grâce à une belle performance de l’ancien champion du monde à la bande Bongers qui a pris le dessus sur Petit 120 à 33 en 7 reprises, et aussi à cause de la contre-performance de Legros qui s’est incliné 200 à 64 en 11 reprises contre Timmers. Seul Martory a rapporté deux points de match à Oissel en gagnant contre Van Bochem 250 à 48 en 8 reprises. Au second tour, les hollandais ont subi la tornade allemande du DBC Bochum. Le prodige Van Etten a explosé Van Bochem 250 à 28 en 2 reprises, Nockemann a vaincu Timmers 200 à 71 en 7 reprises, alors que Havlik a battu Bongers 120 à 60 en 14 reprises. Au troisième tour décisif, les allemands ont confirmé leur statut de prétendant au titre sans vaciller contre Oissel. Van Etten n’a fait qu’une bouchée de Martory, 250 à 1 en 1 reprise, Nockemann profitait de la petite forme de Legros 200 à 139 en 7 reprises, seul Petit apportait la victoire à Oissel contre Havlik 120 à 67 en 6 reprises.

Les quatre équipes finalistes, avec nos arbitres.

Dans la première demi-finale, les tenants du titre Douarnenez n’ont pas rencontré de difficulté contre les hollandais de ABC Afferden. Swertz a battu Van Bochem 250 à 33 en 3 reprises, Soumagne a réalisé une belle partie en 3 reprises contre Timmers, 200 à 72. Et donc le match entre Le Deventec et Bongers a été stoppée alors que le hollandais donnait la fessée au français 107 à 31.

Dans la seconde demi-finale, tension maximum. Van Etten donne la première victoire à son équipe en battant à une vitesse folle Gérimont 250 à 228 en 2 reprises. Alors que rien ne semblait arrêter l’allemand Nockemann à la reprise égalisatrice, il a craqué à seulement 4 points de la fin, laissant la marque en faveur de Gretillat 200 à 196 en 4 reprises. Tout s’est donc joué dans la partie au coude à coude entre Justice et Havlik, ce dernier s’inclinant finalement 120 à 95 en 15 reprises.

Les finalistes, quelques minutes avant la confrontation…

En finale, le premier à terminer son match a été Swertz … le hollandais a réalisé la partie parfaite en 1 reprise, 250 à 19, Gérimont ne parvenant pas à égaliser. Au cadre 71/2, c’est le suisse Gretillat qui a remis les deux équipes à égalité en gagnant contre Soumagne 200 à 96 en 3 reprises. La tension était à son comble pour cette partie décisive à la bande, et c’est finalement le joueur local de Douarnenez, Le Deventec, qui a apporté la délivrance à tout son public en gagnant contre Justice 120 à 94 en 13 reprises.

Double champion de France, et désormais double champion d’Europe. Douarnenez fait le plein de titre avec cette équipe que rien ne semble arrêter. Quant à Chartres, elle se réveille dans cette finale de Coupe d’Europe pour s’arrêter à un cheveux du titre, alors qu’elle luttera contre la relégation en championnat de France.

Double championne d’Europe, l’équipe de Douarnenez-Valdys
Les chartrains, un peu déçus,,, et la relève !

« Pour ma part, que dire… Il faut d’abord préciser que j’ai durement travaillé pour combattre certains problèmes responsables de mes mauvaises performances cette saison. Et là, je sais que je tiens le bon bout, ce qui est plutôt positif vu les échéances à venir. Commençons donc par le début.

Ce premier match contre Soumagne que je je perds, la faute à cette magnifique série, très maîtrisée, très académique, mais qui s’arrête. Et durant cette série, une coupure, un changement de côté, mais jamais de perte de maîtrise. Vraiment beau, mais trop court. Pierrot, lui, c’est dans ces moments motivants qu’il dit lui-même être le plus performant. Il termine son match juste après, et moi, pourtant confiant, je ne parviens pas à égaliser. Déception pour moi, mais quand même une bonne dose de confiance sur les billes de près, avec quand même un changement de côté.

Au second match, la partie soi-disant parfaite parce que une seule reprise… mais en réalité loin d’être parfaite. Alors cette fois, toujours de la maîtrise dans le petit jeu, mais uniquement sur des phases plus courtes, ce qui m’oblige à beaucoup voyager sur des nombreuses phases de demi-distance. Et c’est ma seconde satisfaction après cette maîtrise du petit jeu, c’est cette performance dans la demi-distance où j’ai voyagé plusieurs fois d’un côté à un autre, où je suis carrément resté dans le centre du billard, sans jamais perdre la main, le tout dans une demi-distance relativement bien maîtrisée. Et en plus, cette fois, jusqu’au bout. Je n’ai pas vacillé, j’ai fait mes 200 points !

Au 3ème match avec Nockemann, il me distance au début de la partie, mais je reviens et je termine même dans la même continuité des deux parties précédentes, avec une petite tension supplémentaire pour l’enjeu de cette qualification en finale, et avec une petite difficulté supplémentaire pour le profil difficile à jouer de mon adversaire. D’ailleurs, comme un morpion bien accroché, il a bien failli égaliser s’il n’avait pas craqué à 4 points de la fin.

En finale, face à Soumagne, même protocole, même lignes directrices, même sérénité, même détermination. Une belle partie en 3 coups. Deux séries qui ont alterné du beau jeu de près et de la récupération maîtrisée de demi-distance.

Voilà, d’habitude, je me flagelle, je me critique, je me déteste parfois, là je profite… certes je peut faire mieux, j’ai commis des erreurs, mais j’ai quand même battu de peu mon record à 63.41 de moyenne générale (avant c’était 60.00), j’ai fait une partie en un coup, et j’ai mis dans toutes mes parties la manière pour jouer ces séries… alors pour cette fois, je suis content. Si, si, vous l’avez bien lu, je suis content. Je reviens de loin, j’avais vraiment de la peine, mais mon travail semble payer, au moins pour cette fois, alors je suis content.

Il faut aussi savoir apprécier lorsque cela arrive…

Je voudrais aussi adresser mes félicitations au club de Douarnenez pour leur performance et leur organisation, vous avez une sacré équipe de joueurs et de bénévoles et de magnifiques locaux. Ceci étant dit, M. le Président, je ne manque pas de « discernement » lorsque ma compagne se voit refuser l’entrée de la salle sous prétexte que toutes les places ont été réservées, alors qu’il y avait plus de 20 places assises de libre durant mon match. Une première en plus de 150 organisations… Mais je vous remercie d’avoir trouvé une solution, j’ai entendu vos excuses et je sais que vous saurez mieux faire pour la prochaine édition, qui se déroulera quoi qu’il arrive sans chartrains.

Je tiens à remercier mes camarades d’équipes, mes amis, et tous les supporters qui nous soutiennent. Je ne sais pas ce que va devenir cette équipe, mais je suis fier d’y être et je sais qu’on est capable de grandes choses. »

25.03.2019 – QUALIFIE POUR LA FINALE DE 3 BANDES LNA

Bien… parfois il ne faut pas bouder son plaisir lorsque, pour une fois, une partie est bien jouée. Celle-là c’est le cas ! Des milliers de joueurs dans le monde pourront dire que c’est normal, moi je m’en fous c’est pour mon modeste niveau une bonne partie. Voilà c’est dit.

Lors de cette qualification pour la finale Suisse de 3 bandes LNA, je me suis battu contre mon camarade de club Couto et j’ai gagné cette première partie avec une petit résultat 35 points en 38 reprises… Au second match, c’est un échec 33 à 34 contre Boode en 40 reprises, ce 3 bandes est incroyable. Je commence tranquille 10 en 9, puis je ne fais plus que 1 point en 16 reprises, puis je remonte en faisant 21 points en 12 reprises… Je ne comprend rien à ce trois bandes ! Au 3ème match, là j’ai eu du plaisir, Dans la continuité de ce second match, je fais cette belle partie de 35 points en 24 reprises, rien à dire pour moi c’était bien. Puis au 4ème match, je m’incline à nouveau contre mon pote PA avec une bien mauvaise partie, seulement 22 points en 35 reprises.

Voilà je termine cette qualification avec le meilleur résultat des deux qualifications de Zürich et Lausanne, soit seulement 0.912 de MG, une MP de 1.458 et une série de 6. Bonne chance aux qualifiés pour la finale, moi je ne participerai pas. C’est un choix pour privilégier ma préparation aux jeux de série.

18.02.2019 – CHARTRES NE PARTICIPERA PAS A LA FINALE

Ce samedi se jouait dans les locaux de Chartres le second tour de qualification pour la finale de France au championnat par équipes de jeux de série D1. Les équipes de Oissel (Petit, Legros, Martory), Ronchin (Villiers, Florent, Djoubri) venaient chez les chartrains pour en découdre et trouver leur place en finale de France prévue au mois de juin prochain chez les champions en titre, à savoir l’équipe du DSB Douarnenez.

Au premier tour, Chartres affrontait Ronchin. Villiers, manifestement en forme, a joué une belle partie et s’est défait de Justice 120 à 74 en 13 reprises, alors que Gérimont a battu Djoubri 250 à 77 en 7 reprises. C’est Florent qui apporte la victoire à son équipe contre Gretillat, 200 à 66 en 6 reprises. Au second tour, égalité entre Ronchin et Oissel, grâce à l’égalisation de Petit face à Villiers à la 10ème reprise. Au grand cadre, Florent a remporté sa seconde victoire en 5 reprises, alors que le jeune Martory s’est défait de Djoubri en 4 reprises. Au troisième tour, Chartres jouait sa dernière chance de qualification en finale face à Oissel. Justice est battu contre Petit 102 à 120 en 12 reprises, mais Gérimont a remporté sa seconde victoire contre Martory 250 à 189 en 10 reprises. Le match décisif entre Legros et Gretillat a tourné à l’avantage de Oissel, le chartrain se faisant envoyé à la chaise alors qu’il était à quelques points de la victoire.

Résultats catastrophique pour Chartres qui non seulement a perdu toutes ses chances d’aller en finale, mais va devoir se battre contre la relégation lors du 3ème tour de qualification à Oissel. Bravo à Ronchin et Oissel qui iront défendre leur chance dans la course au titre !

Au tirage avec Florent…
… et Legros.

« Bon… je vais tenter de rester objectif. A mon premier match, j’ai subi la pression que je me suis mis tout seul. Je ne suis pas parvenu à gérer tout ce qui se déroulait dans mon cerveau, j’ai lutté contre le stress, l’enjeu, mon adversaire sur la table et sur la chaise, mes doutes, j’ai subi et j’ai souffert, ne parvenant pas à déployer mes capacités. En vrai toquard, je n’ai été que l’ombre de moi-même. Des fautes de réalisation, des mauvais choix. Bravo quand même à Florent, fidèle à lui-même, qui s’est battu et qui l’a emporté une fois de plus. J’avais ensuite deux heures pour repenser mon cerveau et le restructurer pour performer au second match. Et à ce premier match, même si c’était le bordel dans ma tête, j’ai quand même pu dégager des éléments pour rester confiant. Et c’est ainsi que j’ai débuté ce match contre Legros. Une série de 41 points et des poussières à la première reprise, une seconde série de 117 points environ à la seconde. Bon pour la suite, je ne je suis pas du genre à me plaindre, je me fouette assez lorsque je joue mal ou quand je fais de la merde, et j’adore me critiquer quand je rate. Mais sur ce coup, j’avoue être un peu en colère parce que je n’y suis pour rien, je n’ai pas raté…  c’est alors que j’étais en route pour terminer à 17 points de la fin, que mon arbitre, mal placé, m’a envoyé sur la chaise alors que le point était fait. Un petit massé où ma bille a touché très fin la bille… l’arbitre loin et de l’autre côté n’a rien vu. Mon adversaire, loin et assis, n’a rien vu. Et moi, respectant les décisions du corps arbitral, je ne suis pas du genre à hurler alors en victime résignée je vais m’asseoir. Et de toute façon, un arbitre ne peut pas donner un point qu’il ne voit pas. Du coup je laisse les billes à Benoît, il joue et termine ses 95 points. C’est dommages car cette partie est très très lourde de conséquences. Je savais que je devais performer, je devais gagner et je me suis battu pour revenir en forme à cette seconde partie, qui n’était pas exceptionnelle, mais c’était quand même une bonne partie en 4 coups. Certes j’ai raté 3 fois, 3 fois trop c’est vrai… Mais je l’ai fait, je suis revenu dans ce second match, j’ai fait mon job, mais je perds quand même à cause de cette erreur d’arbitrage qui du coup nous chasse définitivement de la finale et nous bouscule même vers la relégation. Soyez rassuré, je n’en veux à personne, l’avenir est devant et cela ne sert à rien de remuer le passé, ce qui est fait est fait. Désormais, il me reste encore un mois pour me préparer à défendre nos chances en finale de la coupe d’Europe. »

02.02.2019 – ¡Nuevo, el libro de 711 páginas en español!

« El aprendizaje del billar francés – Juegos de series »

Libro de 711 páginas (730 fotos y 1’000 dibujos)
Dividido en 4 partes: Técnico / Concepcíon / Psicología / Entrenamiento
Última versión del libro, calidad de imagen óptima, tabla de contenidos con marcadores, paginada y estructurada.
Archivo PDF seguro. En español.

Muchas gracias a Hollver Quitian por esta traducción.

Para comprar : https://xaviergretillat.com/shop-livre-book/
Ya disponible para miembros de E-Learning.

 

28.01.2019 – CHARTRES QUALIFIE EN FINALE DE LA COUPE D’EUROPE

Week-end de qualification de la coupe d’Europe par équipes aux jeux de série. Deux qualifications à Oissel en France et Afferden en Hollande, huit équipes pour cinq places aux côtés des tenants du titre, le club de Douarnenez. Chartres jouait sa place en Hollande avec le club hollandais De Picardie, allemand du DBC Bochum et espagnol Billar Club La Mutua de Chiva.

Au premier tour, les allemands, ex champions d’Europe, battent les hollandais 6 à 0. De Picardie avait obtenu sa place en coupe d’Europe grâce au prodige Sam van Etten, son club en ligue hollandaise. Mais cette fois, ce talent jouait conte eux et pour l’équipe du DBC avec lequel il joue la ligue allemande et la coupe d’Europe.

Au second tour, Chartres battait les espagnols 6 à 0, avec quand une petite frayeur à la bande dans un match très serré. Au 3ème tour, les allemands battaient les chartrains 4 à 2, seul Justice était meilleur que Havlik à la bande. Gerimont a subi la tornade Van Etten en une reprise, malgré une belle série de 158 sur mouche. Gretillat s’est avoué vaincu contre Nockemann, qui a terminé sur une très belle série de 176 à la 2ème reprise.

Au 4ème et 5ème tour, le club espagnol se faisait battre par les allemands et les hollandais sur le même score de 6 à 0.

Au dernier tour, la seconde place qualificative se jouait entre De Picardie et Chartres. Le premier à terminer sa partie a été Justice à la bande, mais contre Bongers ex champion du monde rien n’est gagné… celui-ci égalisait avec une série de 57 à la reprise. Le suisse Gretillat battait Timmers au grand cadre et, dans une partie en 10 reprises van Bochem battait Gerimont au 47/2. Égalité entre les deux équipes, mais le décompte des matchs gagnés et perdus tournait à l’avantage des français qui terminaient second. Et donc qualifiés.

La finale se jouera fin mars à Douarnenez, champion en titre, qui accueillera ses compatriotes de Chartres et de Oissel, ainsi les les allemands de Bochum et de Merklinde, ainsi que les hollandais De Picardie qualifié en tant que meilleur 3ème.

 

 

« Pour ma part, je garde confiance dans ma préparation et je vais la conserver encore jusqu’à Brandebourg. J’y crois et je pense que c’est le meilleur entraînement pour moi, en ce moment. Mais cette compétition par équipes c’est autre chose… je suis très fragile, je tombe dans beaucoup de travers, je subis. Au premier match, je commence très bien sur mouche et la série est maîtrisée, autant en demi distance que dans les billes de près. Pourtant un piqué trop doux sur une table très peu roulante me renvoie à la chaise. Pas grave, la qualité de ce début me prouve que ma préparation était juste. Une autre série de la même qualité à la 3ème et je suis pas loin de 160 points. Puis après je m’égare, je me laisse influencer par un adversaire tendu comme un string qui fait à peine un de moyenne, beaucoup d’erreur mais aussi beaucoup de buttage. Bref cette partie se finira en 10 reprises ! N’importe quoi, alors que j’avais pourtant vraiment bien débuté et bien appliqué mes directives ! Au second match je joue Nockemann que je connais par cœur. Il veut commencer son échauffement et me laisse commencer le match quoi qu’il arrive… et là, je me laisse influencer par la table d’à côté qui commence en même temps. Je le sais, j’en ai conscience, mais je ne me relève pas….non non je joue… et je rate. J’ai mérité ma chaise. Thomas fait 24 points et manque une position dedans difficile, et me laisse donc une chance. Je joue les billes, de la demi distance, des erreurs mais j’assure quand même. Puis comme Thomas, je me retrouve avec une position dedans que je joue très mal et qui écarte les billes sur toute la table. Une grand point que je manque de peu, mais ce qui m’énerve c’est la fragilité de l’exécution sur ce grand point qui manque de franchise. Thomas revient à la table, négocie bien cette position difficile et avec de la chance récupère les billes. Il termine sur une belle série maîtrisée de 176. Rien a dire. Être battu en 2 reprises c’est pas un problème, mais les deux erreurs commises me restent en travers. Au troisième match, c’est la tension maximum. Faut gagner. Et pourtant je commence en galère dans ma tête. Je suis mal, je sens rien, j’ai beaucoup de crainte et les premiers points n’en sont que le reflet. Heureusement, mon adversaire n’est pas mieux. Je galère pendant 5 reprises ou je me bats contre moi même pour récupérer un peu de confiance, suivre mon protocole, me remettre sur les bons rails. Quelle galère… et il faut gagner. Cette table n’arrange rien, ça roule pas, ça bute, ça recule aléatoirement, l’effet prend beaucoup et créé des surprises, mais peu importe je dois revenir et retrouver les ressources pour battre cet adversaire. Je me remets en piste à la 6ème reprise, avec à nouveau de la maîtrise. Arrêté par un buttage, mais je termine à la reprise suivante. Pas loin de 150 points en 2 reprises. Et cette victoire est importante parce que mon pote Willy est en pire galère. Bref je ressors de là avec la confiance dans ma préparation, elle m’a conduit à très bien commencer ce championnat, même si la série a été courte, et à très bien le finir. Je me suis perdu au milieu, trop d’erreur, pas assez de rigueur, trop influencé, manipulé par des appréhensions. Pathétique. Bilan final mitigé. Mais l’avenir est devant, avec le championnat de France, la coupe d’Europe et les championnats d’Europe. On verra à la fin de la saison si le travail et la masturbation mentale finira par payer. Un grand merci encore au Chartrains et leur supporter, et surtout à Toi qui me supporte dans mes succès et dans mes galères. »

 

12.01.2019 – CHAMPION SUISSE A LA BANDE

Ce samedi 12 janvier 2019 s’est déroulé le dernier championnat suisse à la bande, organisé par le club de Zürich.  Champion suisse en titre, le lausannois Xavier Gretillat remettait son or en jeu avec les zürichois Boode et Rech, le lausannois Couto et Giacomini de Colombier. La lutte pour le titre n’aura pas encore cette année créé de surprise, tout le monde attend cela avec impatience mais la relève pour changer la couronne de tête va devoir attendre encore.

C’est donc une nouvelle fois Gretillat qui a remporté ce titre, le 55ème de suite en LNA et le 21ème dans cette discipline. Pas de grands résultats pourtant pour Gretillat dont sa moyenne générale de 8,72 est loin de celle qu’il devrait faire, tout comme sa meilleure série de 58. Si l’on souhaite commenter une performance dans ce tournoi, il faut se tourner vers le zürichois Pierre-Alain Rech qui a affiché deux belles parties à presque 5 de moyenne (série 27), montant sa générale à 3.73, ce qui est en Suisse une seconde performance notable. Bravo à lui et c’est donc logiquement qu’il a remporté la médaille d’argent. A la 3ème place, on trouve un invité le lausannois Couto qui créé la surprise parmi ses concurrents. La 4ème place est revenu au Zürichois Boode qui pourrait faire beaucoup mieux dans cette discipline et Giacomini ferme la marche.

 

« J’ouvre ces guillemets pour vous donner une version un peu plus personnelle de ce championnat qui s’inscrit toujours dans une phase préparatoire. J’étais en forme, j’étais motivé mais très fatigué par une nuit très courte. Mais l’envie de bien faire était là. Dès mes premiers points d’échauffement je comprends bien vite que cela allait être difficile… le matériel est super extra roulant, les billes ne s’arrête jamais ! Heureusement que les billes sont normalement souples, mais malgré cela il m’est très difficile de maintenir les billes ensemble. Les petits points de transforment inlassablement en demi-distance et la demi-distance en grands points de distance. La bille joueuse roulant plus heurte la bille de placement plus fort, qui elle-même roule plus loin, et on se retrouve avec un placement plus grand alors que justement il faudrait un placement plus petit pour prévenir l’excès de roulement. Un problème quasi impossible à gérer sauf si on reste dans le tout petit… déjà faut réussir à y être, et après faut réussir à y rester… Résultats, seulement trois séries: 45, 50 et 58. C’est pas beaucoup, la moyenne s’en fait ressentir. Puis un peu plus tard dans la journée, la fatigue s’est faite ressentir et l’énergie a été difficile à trouver. Voilà pourquoi ces résultats. Mon style de jeu est assez fragile face à ce type de matériel et je ne suis pas assez fort pour changer mon style et adopter un style plus aéré mais plus efficace. Lorsque le point se présente, j’ai toujours envie d’essayer ce beau jeu que j’affectionne alors que parfois cela relève de l’inconscience. Mais lorsque j’y parviens, la série est là et je suis content. Le petit jeu à la bande reste ma force et c’est ce qui m’a permis de battre les meilleurs. »