21.04.2019 – OISSEL EN FINALE, CHATILLON RESTE, CHARTRES S’EN VA !

« Sale réveil que celui de ce dimanche, comme un lendemain de cuite… je me lève avec une réalité dramatique que jamais je n’aurais osé imaginer, et pourtant… c’est bel et bien la réalité en ce dimanche matin, Chartres va descendre en D2 ! Retour sur un samedi où tout pouvait basculer à tout instant !

En ce début d’après-midi, Chartres avait son premier défi… Châtillon, avec le génie hollandais Sam van Etten, un multiple champion d’Europe que j’admire Louis Edelin, et le très dangereux David Jacquet. Choix étonnant de Châtillon, Louis joue le grand cadre. Pour mon plus grand plaisir, c’était ma première victoire en finale de championnat d’Europe, c’était il y a 15 ans déjà. Le premier à apporter une victoire, c’est Jacky qui gère très bien sa partie à la bande. Pour ma part, après 3 mauvaises reprises, soit raté le point d’entrée trop plein, une fausse queue sur un rétro à la seconde, un éclatement indésirable à la troisième, je termine par une série de 193 à la quatrième. Voilà qui fait plaisir, Chartres bat Châtillon quoi qu’il arrive entre Sam et Willy. Et justement, Willy avait bien commencé avec une série de 130 environ, mais il perdra quand même son match alors que les occasions étaient là. Peu importe, Chartres gagne et il faut se mobiliser pour affronter Oissel, notre destin tiendra en une seule rencontre.

Louis Edelin, trop content de l’avoir rencontré !

A notre retour, la rencontre entre Oissel et Châtillon n’est pas terminée… van Etten a apporté la victoire à Châtillon, mais Petit a gagné pour Oissel, tout se joue au grand cadre entre ces deux équipes. Legros termine en premier, mais Louis égalise à la reprise sur une série de plus de 100.

Voilà Chartres contre Oissel, tout se joue maintenant. En cas de victoire, non seulement on sauve notre place en D1, mais en plus on accède à la finale. En cas de défaite, on redescend en D2 ! Le premier à faire son job, c’est Jacky qui gagne conte Petit, chapeau il faut le faire contre Johann à la maison ! Au grand cadre, je passe à côté. Certes de bons passages, mais je suis à côté quand même. Trop d’occasions ratées et contre Benoit toujours en forme contre moi ça ne suffit pas. Il termine son match sur une série de 120 à la 5ème. Tous les regards se tournent désormais au petit cadre. Willy et Pierre tiennent leur destin entre leurs mains. Beaucoup d’erreur entre ces deux joueurs, sous pression, et Willy passe lui aussi à côté et il n’en fait pas plus à Pierre pour terminer la distance. Willy manque l’égalisation qui n’aurait rien changé.

Ma bête noire… A l’intérieur, je ne ris pas du tout !

Voilà tout est dit désormais. Oissel va en finale de France, Chartres va redescendre en D2 ! Et dans la salle, une extraordinaire ambiance d’enterrement règne, pas un applaudissement au dernier point de Pierre, un respect quasi mortuaire des osseliens qui savent qu’ils viennent d’enterrer Chartres. Un respect sportif que j’ai encore jamais vu, comme s’ils étaient tristes eux-mêmes de ce résultat, alors qu’ils venaient de se qualifier. Merci pour votre sportivité.

Et maintenant que va devenir cette équipe de Chartres ?

Je sais que cette finalité fera plaisir à plus d’un, mais c’est le jeu et la loi du sport, il faut performer si tu veux rester. Nous on a failli, beaucoup trop de fois, moi surtout j’ai fait une bien mauvaise saison, trop de mauvaises parties, trop de défaites contre mes deux bêtes noires, une lourde responsabilité dans la finalité de cette saison catastrophe. En championnat de France, 4 défaites, 2 victoires, 26 de moyenne générale. En Coupe d’Europe, 2 défaites, 5 victoires, 38 de moyenne générale. Les extrêmes, entre la nullité 22 de moyenne et mon record personnel 63.5 de moyenne, certes des séries de 200 et 193, mais tout ça manque cruellement de constance sur l’ensemble d’une saison. Les extrêmes, entre l’argent européen et la D2 en France. Alors que mon rôle de mercenaire est d’apporter des victoires et des points, j’ai échoué.

Normalement, cette équipe ne devrait pas jouer en D2, le trésorier devrait me licencier pour mes mauvaises performances, le mercenaire que je suis devrait se tourner vers d’autres équipes et d’autres propositions au cadre et à la bande, en France ou en Allemagne, et Willy le meilleur joueur de France devrait retrouver très facilement une équipe de D1 et se tourner vers de nouveaux défis…

Mais voilà au sein de cette équipe de Chartres, il y a quelque chose de différent… au cours de ma carrière, j’ai joué pour un équipe hollandaise, deux équipes allemandes, douze années avec le DBC Bochum, 10 fois champion d’Allemagne, record absolu en Allemagne avec 7 reprises pour 4 matchs d’équipe, et j’ai joué avec deux équipes françaises. Je me suis toujours considéré comme un mercenaire qui joue là où on lui demande de jouer ! Mais Chartres c’est différent, j’y ai trouvé des amis, je ne joue plus comme un mercenaire, je joue avec des potes. Une famille avec qui je partage tout mon savoir sans aucune retenue et pour qui je me suis battu comme pour moi-même. Trois titres de champion de France, deux médailles d’argent européenne, cette équipe a un énorme potentiel, j’y ai vraiment cru et j’y crois toujours. Aucune équipe européenne n’a cet état d’esprit. Peut-être que cet état d’esprit ne survivra pas à cette place qui nous attend en D2, je l’accepterai sans soucis, c’est le sport. Le regret et ma responsabilité ne me feront pas oublier ce que nous avons été, bien plus qu’une équipe.

Alors quel avenir ? Jouer en D2 ? Et pourquoi pas ?… si Chartres m’appelle pour reconquérir notre place en D1, je balaie toute autre proposition et je signe, pour pas un sous ! Sinon, la vie continuera.

En attendant de connaître la suite, je voudrais remercier mes amis Willy et Jacky, nos supporters les plus fidèles Jenifer, Viviane, Jean, Mireille, tous nos supporters de Chartres qui nous ont soutenu et qui m’ont accueilli dans ce club, et bien entendu Katia l’Amour de ma vie pour sa patience, sa bonne humeur et son soutien indéfectible qu’elle a apporté dans cette équipe. »

01.04.2019 – L’ARGENT EUROPEEN POUR CHARTRES !

Du 29 au 31 mars 2019, le club de Douarnenez organisait la finale de la Coupe d’Europe par équipes aux jeux de série, à savoir les deux cadre 47/2 et 71/2 et la bande. Cinq équipes ont gagné leur place en qualifications européennes pour rejoindre l’équipe tenante du titre et organisatrice, Douarnenez-Valdys. C’est donc dans leur amphithéâtre, un magnifique club doté de gradins permanents, permettant de voir les jeux en hauteur, que les meilleures équipes européennes se sont disputées le titre.

Une galerie, des tribunes permanentes, que demander de mieux…
une vue parfaite pour apprécier les performances

Dans le premier groupe, les hostilités ont débuté entre Douarnenez et Chartres, avec la victoire de juste pour les tenants du titre 4 à 2. Gérimont a profité d’une faiblesse de départ de Swertz pour gagner en 250 à 26 en 4 reprises, alors que Soumagne a battu Gretillat 200 à 161 en 4 reprises, et Le Deventec a devancé d’une très courte distance Justice, 120 à 116 en 15 reprises. Au second tour, Douarnenez a obtenu son ticket pour les demi-finales en écrasant le club allemand Meklinde 6 à 0, Swertz reprenant le chemin du succès en 2 reprises, alors que Soumagne a eu besoin de 9 reprises pour réaliser la distance, et 20 reprises pour Le Deventec. Puis c’était au tour de Chartres de se qualifier en demi-finale en battant Merklinde 5 à 1, victoires de Gérimont 250 à 7 en 4 reprises, de Gretillat 200 à 0 en 1 reprise, et égalité de Justice 120 à 120 en 20 reprises.

Dans le second groupe, Oissel s’est incliné face à l’équipe hollandaise ABC Afferden, grâce à une belle performance de l’ancien champion du monde à la bande Bongers qui a pris le dessus sur Petit 120 à 33 en 7 reprises, et aussi à cause de la contre-performance de Legros qui s’est incliné 200 à 64 en 11 reprises contre Timmers. Seul Martory a rapporté deux points de match à Oissel en gagnant contre Van Bochem 250 à 48 en 8 reprises. Au second tour, les hollandais ont subi la tornade allemande du DBC Bochum. Le prodige Van Etten a explosé Van Bochem 250 à 28 en 2 reprises, Nockemann a vaincu Timmers 200 à 71 en 7 reprises, alors que Havlik a battu Bongers 120 à 60 en 14 reprises. Au troisième tour décisif, les allemands ont confirmé leur statut de prétendant au titre sans vaciller contre Oissel. Van Etten n’a fait qu’une bouchée de Martory, 250 à 1 en 1 reprise, Nockemann profitait de la petite forme de Legros 200 à 139 en 7 reprises, seul Petit apportait la victoire à Oissel contre Havlik 120 à 67 en 6 reprises.

Les quatre équipes finalistes, avec nos arbitres.

Dans la première demi-finale, les tenants du titre Douarnenez n’ont pas rencontré de difficulté contre les hollandais de ABC Afferden. Swertz a battu Van Bochem 250 à 33 en 3 reprises, Soumagne a réalisé une belle partie en 3 reprises contre Timmers, 200 à 72. Et donc le match entre Le Deventec et Bongers a été stoppée alors que le hollandais donnait la fessée au français 107 à 31.

Dans la seconde demi-finale, tension maximum. Van Etten donne la première victoire à son équipe en battant à une vitesse folle Gérimont 250 à 228 en 2 reprises. Alors que rien ne semblait arrêter l’allemand Nockemann à la reprise égalisatrice, il a craqué à seulement 4 points de la fin, laissant la marque en faveur de Gretillat 200 à 196 en 4 reprises. Tout s’est donc joué dans la partie au coude à coude entre Justice et Havlik, ce dernier s’inclinant finalement 120 à 95 en 15 reprises.

Les finalistes, quelques minutes avant la confrontation…

En finale, le premier à terminer son match a été Swertz … le hollandais a réalisé la partie parfaite en 1 reprise, 250 à 19, Gérimont ne parvenant pas à égaliser. Au cadre 71/2, c’est le suisse Gretillat qui a remis les deux équipes à égalité en gagnant contre Soumagne 200 à 96 en 3 reprises. La tension était à son comble pour cette partie décisive à la bande, et c’est finalement le joueur local de Douarnenez, Le Deventec, qui a apporté la délivrance à tout son public en gagnant contre Justice 120 à 94 en 13 reprises.

Double champion de France, et désormais double champion d’Europe. Douarnenez fait le plein de titre avec cette équipe que rien ne semble arrêter. Quant à Chartres, elle se réveille dans cette finale de Coupe d’Europe pour s’arrêter à un cheveux du titre, alors qu’elle luttera contre la relégation en championnat de France.

Double championne d’Europe, l’équipe de Douarnenez-Valdys
Les chartrains, un peu déçus,,, et la relève !

« Pour ma part, que dire… Il faut d’abord préciser que j’ai durement travaillé pour combattre certains problèmes responsables de mes mauvaises performances cette saison. Et là, je sais que je tiens le bon bout, ce qui est plutôt positif vu les échéances à venir. Commençons donc par le début.

Ce premier match contre Soumagne que je je perds, la faute à cette magnifique série, très maîtrisée, très académique, mais qui s’arrête. Et durant cette série, une coupure, un changement de côté, mais jamais de perte de maîtrise. Vraiment beau, mais trop court. Pierrot, lui, c’est dans ces moments motivants qu’il dit lui-même être le plus performant. Il termine son match juste après, et moi, pourtant confiant, je ne parviens pas à égaliser. Déception pour moi, mais quand même une bonne dose de confiance sur les billes de près, avec quand même un changement de côté.

Au second match, la partie soi-disant parfaite parce que une seule reprise… mais en réalité loin d’être parfaite. Alors cette fois, toujours de la maîtrise dans le petit jeu, mais uniquement sur des phases plus courtes, ce qui m’oblige à beaucoup voyager sur des nombreuses phases de demi-distance. Et c’est ma seconde satisfaction après cette maîtrise du petit jeu, c’est cette performance dans la demi-distance où j’ai voyagé plusieurs fois d’un côté à un autre, où je suis carrément resté dans le centre du billard, sans jamais perdre la main, le tout dans une demi-distance relativement bien maîtrisée. Et en plus, cette fois, jusqu’au bout. Je n’ai pas vacillé, j’ai fait mes 200 points !

Au 3ème match avec Nockemann, il me distance au début de la partie, mais je reviens et je termine même dans la même continuité des deux parties précédentes, avec une petite tension supplémentaire pour l’enjeu de cette qualification en finale, et avec une petite difficulté supplémentaire pour le profil difficile à jouer de mon adversaire. D’ailleurs, comme un morpion bien accroché, il a bien failli égaliser s’il n’avait pas craqué à 4 points de la fin.

En finale, face à Soumagne, même protocole, même lignes directrices, même sérénité, même détermination. Une belle partie en 3 coups. Deux séries qui ont alterné du beau jeu de près et de la récupération maîtrisée de demi-distance.

Voilà, d’habitude, je me flagelle, je me critique, je me déteste parfois, là je profite… certes je peut faire mieux, j’ai commis des erreurs, mais j’ai quand même battu de peu mon record à 63.41 de moyenne générale (avant c’était 60.00), j’ai fait une partie en un coup, et j’ai mis dans toutes mes parties la manière pour jouer ces séries… alors pour cette fois, je suis content. Si, si, vous l’avez bien lu, je suis content. Je reviens de loin, j’avais vraiment de la peine, mais mon travail semble payer, au moins pour cette fois, alors je suis content.

Il faut aussi savoir apprécier lorsque cela arrive…

Je voudrais aussi adresser mes félicitations au club de Douarnenez pour leur performance et leur organisation, vous avez une sacré équipe de joueurs et de bénévoles et de magnifiques locaux. Ceci étant dit, M. le Président, je ne manque pas de « discernement » lorsque ma compagne se voit refuser l’entrée de la salle sous prétexte que toutes les places ont été réservées, alors qu’il y avait plus de 20 places assises de libre durant mon match. Une première en plus de 150 organisations… Mais je vous remercie d’avoir trouvé une solution, j’ai entendu vos excuses et je sais que vous saurez mieux faire pour la prochaine édition, qui se déroulera quoi qu’il arrive sans chartrains.

Je tiens à remercier mes camarades d’équipes, mes amis, et tous les supporters qui nous soutiennent. Je ne sais pas ce que va devenir cette équipe, mais je suis fier d’y être et je sais qu’on est capable de grandes choses. »

25.03.2019 – QUALIFIE POUR LA FINALE DE 3 BANDES LNA

Bien… parfois il ne faut pas bouder son plaisir lorsque, pour une fois, une partie est bien jouée. Celle-là c’est le cas ! Des milliers de joueurs dans le monde pourront dire que c’est normal, moi je m’en fous c’est pour mon modeste niveau une bonne partie. Voilà c’est dit.

Lors de cette qualification pour la finale Suisse de 3 bandes LNA, je me suis battu contre mon camarade de club Couto et j’ai gagné cette première partie avec une petit résultat 35 points en 38 reprises… Au second match, c’est un échec 33 à 34 contre Boode en 40 reprises, ce 3 bandes est incroyable. Je commence tranquille 10 en 9, puis je ne fais plus que 1 point en 16 reprises, puis je remonte en faisant 21 points en 12 reprises… Je ne comprend rien à ce trois bandes ! Au 3ème match, là j’ai eu du plaisir, Dans la continuité de ce second match, je fais cette belle partie de 35 points en 24 reprises, rien à dire pour moi c’était bien. Puis au 4ème match, je m’incline à nouveau contre mon pote PA avec une bien mauvaise partie, seulement 22 points en 35 reprises.

Voilà je termine cette qualification avec le meilleur résultat des deux qualifications de Zürich et Lausanne, soit seulement 0.912 de MG, une MP de 1.458 et une série de 6. Bonne chance aux qualifiés pour la finale, moi je ne participerai pas. C’est un choix pour privilégier ma préparation aux jeux de série.

18.02.2019 – CHARTRES NE PARTICIPERA PAS A LA FINALE

Ce samedi se jouait dans les locaux de Chartres le second tour de qualification pour la finale de France au championnat par équipes de jeux de série D1. Les équipes de Oissel (Petit, Legros, Martory), Ronchin (Villiers, Florent, Djoubri) venaient chez les chartrains pour en découdre et trouver leur place en finale de France prévue au mois de juin prochain chez les champions en titre, à savoir l’équipe du DSB Douarnenez.

Au premier tour, Chartres affrontait Ronchin. Villiers, manifestement en forme, a joué une belle partie et s’est défait de Justice 120 à 74 en 13 reprises, alors que Gérimont a battu Djoubri 250 à 77 en 7 reprises. C’est Florent qui apporte la victoire à son équipe contre Gretillat, 200 à 66 en 6 reprises. Au second tour, égalité entre Ronchin et Oissel, grâce à l’égalisation de Petit face à Villiers à la 10ème reprise. Au grand cadre, Florent a remporté sa seconde victoire en 5 reprises, alors que le jeune Martory s’est défait de Djoubri en 4 reprises. Au troisième tour, Chartres jouait sa dernière chance de qualification en finale face à Oissel. Justice est battu contre Petit 102 à 120 en 12 reprises, mais Gérimont a remporté sa seconde victoire contre Martory 250 à 189 en 10 reprises. Le match décisif entre Legros et Gretillat a tourné à l’avantage de Oissel, le chartrain se faisant envoyé à la chaise alors qu’il était à quelques points de la victoire.

Résultats catastrophique pour Chartres qui non seulement a perdu toutes ses chances d’aller en finale, mais va devoir se battre contre la relégation lors du 3ème tour de qualification à Oissel. Bravo à Ronchin et Oissel qui iront défendre leur chance dans la course au titre !

Au tirage avec Florent…
… et Legros.

« Bon… je vais tenter de rester objectif. A mon premier match, j’ai subi la pression que je me suis mis tout seul. Je ne suis pas parvenu à gérer tout ce qui se déroulait dans mon cerveau, j’ai lutté contre le stress, l’enjeu, mon adversaire sur la table et sur la chaise, mes doutes, j’ai subi et j’ai souffert, ne parvenant pas à déployer mes capacités. En vrai toquard, je n’ai été que l’ombre de moi-même. Des fautes de réalisation, des mauvais choix. Bravo quand même à Florent, fidèle à lui-même, qui s’est battu et qui l’a emporté une fois de plus. J’avais ensuite deux heures pour repenser mon cerveau et le restructurer pour performer au second match. Et à ce premier match, même si c’était le bordel dans ma tête, j’ai quand même pu dégager des éléments pour rester confiant. Et c’est ainsi que j’ai débuté ce match contre Legros. Une série de 41 points et des poussières à la première reprise, une seconde série de 117 points environ à la seconde. Bon pour la suite, je ne je suis pas du genre à me plaindre, je me fouette assez lorsque je joue mal ou quand je fais de la merde, et j’adore me critiquer quand je rate. Mais sur ce coup, j’avoue être un peu en colère parce que je n’y suis pour rien, je n’ai pas raté…  c’est alors que j’étais en route pour terminer à 17 points de la fin, que mon arbitre, mal placé, m’a envoyé sur la chaise alors que le point était fait. Un petit massé où ma bille a touché très fin la bille… l’arbitre loin et de l’autre côté n’a rien vu. Mon adversaire, loin et assis, n’a rien vu. Et moi, respectant les décisions du corps arbitral, je ne suis pas du genre à hurler alors en victime résignée je vais m’asseoir. Et de toute façon, un arbitre ne peut pas donner un point qu’il ne voit pas. Du coup je laisse les billes à Benoît, il joue et termine ses 95 points. C’est dommages car cette partie est très très lourde de conséquences. Je savais que je devais performer, je devais gagner et je me suis battu pour revenir en forme à cette seconde partie, qui n’était pas exceptionnelle, mais c’était quand même une bonne partie en 4 coups. Certes j’ai raté 3 fois, 3 fois trop c’est vrai… Mais je l’ai fait, je suis revenu dans ce second match, j’ai fait mon job, mais je perds quand même à cause de cette erreur d’arbitrage qui du coup nous chasse définitivement de la finale et nous bouscule même vers la relégation. Soyez rassuré, je n’en veux à personne, l’avenir est devant et cela ne sert à rien de remuer le passé, ce qui est fait est fait. Désormais, il me reste encore un mois pour me préparer à défendre nos chances en finale de la coupe d’Europe. »

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28.01.2019 – CHARTRES QUALIFIE EN FINALE DE LA COUPE D’EUROPE

Week-end de qualification de la coupe d’Europe par équipes aux jeux de série. Deux qualifications à Oissel en France et Afferden en Hollande, huit équipes pour cinq places aux côtés des tenants du titre, le club de Douarnenez. Chartres jouait sa place en Hollande avec le club hollandais De Picardie, allemand du DBC Bochum et espagnol Billar Club La Mutua de Chiva.

Au premier tour, les allemands, ex champions d’Europe, battent les hollandais 6 à 0. De Picardie avait obtenu sa place en coupe d’Europe grâce au prodige Sam van Etten, son club en ligue hollandaise. Mais cette fois, ce talent jouait conte eux et pour l’équipe du DBC avec lequel il joue la ligue allemande et la coupe d’Europe.

Au second tour, Chartres battait les espagnols 6 à 0, avec quand une petite frayeur à la bande dans un match très serré. Au 3ème tour, les allemands battaient les chartrains 4 à 2, seul Justice était meilleur que Havlik à la bande. Gerimont a subi la tornade Van Etten en une reprise, malgré une belle série de 158 sur mouche. Gretillat s’est avoué vaincu contre Nockemann, qui a terminé sur une très belle série de 176 à la 2ème reprise.

Au 4ème et 5ème tour, le club espagnol se faisait battre par les allemands et les hollandais sur le même score de 6 à 0.

Au dernier tour, la seconde place qualificative se jouait entre De Picardie et Chartres. Le premier à terminer sa partie a été Justice à la bande, mais contre Bongers ex champion du monde rien n’est gagné… celui-ci égalisait avec une série de 57 à la reprise. Le suisse Gretillat battait Timmers au grand cadre et, dans une partie en 10 reprises van Bochem battait Gerimont au 47/2. Égalité entre les deux équipes, mais le décompte des matchs gagnés et perdus tournait à l’avantage des français qui terminaient second. Et donc qualifiés.

La finale se jouera fin mars à Douarnenez, champion en titre, qui accueillera ses compatriotes de Chartres et de Oissel, ainsi les les allemands de Bochum et de Merklinde, ainsi que les hollandais De Picardie qualifié en tant que meilleur 3ème.

 

 

« Pour ma part, je garde confiance dans ma préparation et je vais la conserver encore jusqu’à Brandebourg. J’y crois et je pense que c’est le meilleur entraînement pour moi, en ce moment. Mais cette compétition par équipes c’est autre chose… je suis très fragile, je tombe dans beaucoup de travers, je subis. Au premier match, je commence très bien sur mouche et la série est maîtrisée, autant en demi distance que dans les billes de près. Pourtant un piqué trop doux sur une table très peu roulante me renvoie à la chaise. Pas grave, la qualité de ce début me prouve que ma préparation était juste. Une autre série de la même qualité à la 3ème et je suis pas loin de 160 points. Puis après je m’égare, je me laisse influencer par un adversaire tendu comme un string qui fait à peine un de moyenne, beaucoup d’erreur mais aussi beaucoup de buttage. Bref cette partie se finira en 10 reprises ! N’importe quoi, alors que j’avais pourtant vraiment bien débuté et bien appliqué mes directives ! Au second match je joue Nockemann que je connais par cœur. Il veut commencer son échauffement et me laisse commencer le match quoi qu’il arrive… et là, je me laisse influencer par la table d’à côté qui commence en même temps. Je le sais, j’en ai conscience, mais je ne me relève pas….non non je joue… et je rate. J’ai mérité ma chaise. Thomas fait 24 points et manque une position dedans difficile, et me laisse donc une chance. Je joue les billes, de la demi distance, des erreurs mais j’assure quand même. Puis comme Thomas, je me retrouve avec une position dedans que je joue très mal et qui écarte les billes sur toute la table. Une grand point que je manque de peu, mais ce qui m’énerve c’est la fragilité de l’exécution sur ce grand point qui manque de franchise. Thomas revient à la table, négocie bien cette position difficile et avec de la chance récupère les billes. Il termine sur une belle série maîtrisée de 176. Rien a dire. Être battu en 2 reprises c’est pas un problème, mais les deux erreurs commises me restent en travers. Au troisième match, c’est la tension maximum. Faut gagner. Et pourtant je commence en galère dans ma tête. Je suis mal, je sens rien, j’ai beaucoup de crainte et les premiers points n’en sont que le reflet. Heureusement, mon adversaire n’est pas mieux. Je galère pendant 5 reprises ou je me bats contre moi même pour récupérer un peu de confiance, suivre mon protocole, me remettre sur les bons rails. Quelle galère… et il faut gagner. Cette table n’arrange rien, ça roule pas, ça bute, ça recule aléatoirement, l’effet prend beaucoup et créé des surprises, mais peu importe je dois revenir et retrouver les ressources pour battre cet adversaire. Je me remets en piste à la 6ème reprise, avec à nouveau de la maîtrise. Arrêté par un buttage, mais je termine à la reprise suivante. Pas loin de 150 points en 2 reprises. Et cette victoire est importante parce que mon pote Willy est en pire galère. Bref je ressors de là avec la confiance dans ma préparation, elle m’a conduit à très bien commencer ce championnat, même si la série a été courte, et à très bien le finir. Je me suis perdu au milieu, trop d’erreur, pas assez de rigueur, trop influencé, manipulé par des appréhensions. Pathétique. Bilan final mitigé. Mais l’avenir est devant, avec le championnat de France, la coupe d’Europe et les championnats d’Europe. On verra à la fin de la saison si le travail et la masturbation mentale finira par payer. Un grand merci encore au Chartrains et leur supporter, et surtout à Toi qui me supporte dans mes succès et dans mes galères. »

 

12.01.2019 – CHAMPION SUISSE A LA BANDE

Ce samedi 12 janvier 2019 s’est déroulé le dernier championnat suisse à la bande, organisé par le club de Zürich.  Champion suisse en titre, le lausannois Xavier Gretillat remettait son or en jeu avec les zürichois Boode et Rech, le lausannois Couto et Giacomini de Colombier. La lutte pour le titre n’aura pas encore cette année créé de surprise, tout le monde attend cela avec impatience mais la relève pour changer la couronne de tête va devoir attendre encore.

C’est donc une nouvelle fois Gretillat qui a remporté ce titre, le 55ème de suite en LNA et le 21ème dans cette discipline. Pas de grands résultats pourtant pour Gretillat dont sa moyenne générale de 8,72 est loin de celle qu’il devrait faire, tout comme sa meilleure série de 58. Si l’on souhaite commenter une performance dans ce tournoi, il faut se tourner vers le zürichois Pierre-Alain Rech qui a affiché deux belles parties à presque 5 de moyenne (série 27), montant sa générale à 3.73, ce qui est en Suisse une seconde performance notable. Bravo à lui et c’est donc logiquement qu’il a remporté la médaille d’argent. A la 3ème place, on trouve un invité le lausannois Couto qui créé la surprise parmi ses concurrents. La 4ème place est revenu au Zürichois Boode qui pourrait faire beaucoup mieux dans cette discipline et Giacomini ferme la marche.

 

« J’ouvre ces guillemets pour vous donner une version un peu plus personnelle de ce championnat qui s’inscrit toujours dans une phase préparatoire. J’étais en forme, j’étais motivé mais très fatigué par une nuit très courte. Mais l’envie de bien faire était là. Dès mes premiers points d’échauffement je comprends bien vite que cela allait être difficile… le matériel est super extra roulant, les billes ne s’arrête jamais ! Heureusement que les billes sont normalement souples, mais malgré cela il m’est très difficile de maintenir les billes ensemble. Les petits points de transforment inlassablement en demi-distance et la demi-distance en grands points de distance. La bille joueuse roulant plus heurte la bille de placement plus fort, qui elle-même roule plus loin, et on se retrouve avec un placement plus grand alors que justement il faudrait un placement plus petit pour prévenir l’excès de roulement. Un problème quasi impossible à gérer sauf si on reste dans le tout petit… déjà faut réussir à y être, et après faut réussir à y rester… Résultats, seulement trois séries: 45, 50 et 58. C’est pas beaucoup, la moyenne s’en fait ressentir. Puis un peu plus tard dans la journée, la fatigue s’est faite ressentir et l’énergie a été difficile à trouver. Voilà pourquoi ces résultats. Mon style de jeu est assez fragile face à ce type de matériel et je ne suis pas assez fort pour changer mon style et adopter un style plus aéré mais plus efficace. Lorsque le point se présente, j’ai toujours envie d’essayer ce beau jeu que j’affectionne alors que parfois cela relève de l’inconscience. Mais lorsque j’y parviens, la série est là et je suis content. Le petit jeu à la bande reste ma force et c’est ce qui m’a permis de battre les meilleurs. »