04.11.2017 – 3 BANDES D2 : COLMAR BAT CHARTRES

Ce samedi se jouait le premier tour du championnat de France D2 de trois bandes par équipes. Lors de cette journée, Chartres recevait Colmar pour une première rencontre. Au premier tour, Valente a battu un Justice absent, alors même qu’il avait bien brillé dernièrement dans cette discipline. Sur l’autre table, Gretillat prenait un meilleur départ que Vasseur, avant de fléchir rapidement et laissant le jeune Kevin reprendre l’avantage. Ce n’est qu’en fin de partie que le Suisse s’est réveillé alors que les deux joueurs étaient à 27 partout, en finissant sur une série de 5 et de 3. Au second tour, les deux belges de l’équipe de Colmar ont apporté chacun un point de victoire à leur équipe, bien que Gérimont était à deux doigts de l’emporter face à Dany Boutet. Colmar a remporté sa première victoire 6 à 2 contre Chartres.

Merci à tous les chartrains pour leur accueil et un grand merci à mes partenaires de jeux de série pour cette soirée inoubliable !

 

22.06.2017 – DOUARNENEZ CHAMPION DE FRANCE 2017

Le club de Chartres, champion de France en titre, organisait ce week-end la finale du championnat de France par équipes de jeux de série en D1. Avec deux équipes qualifiées pour cette phase finale (Chartres 1 : Gérimont, Gretillat, Justice – Chartres 2 : Girard, Henriksen, Pariot), le BCC accueillait encore le club de Oissel (Legros, Petit, Kahofer)et de Douarnenez (Soumagne, Swertz, Le Deventec).

En demi-finales, Chartres 1 a rencontré Oissel en match aller et retour. Au match aller, les chartrains ont remporté la rencontre, grâce à une victoire de Gérimont sur Legros en deux reprises et de Justice sur Kahofer à la bande, en 11 reprises. Par contre, Gretillat n’a pas été à la hauteur et a subi la loi de Petit au grand cadre. Au match retour, Gérimont a gagné une nouvelle fois son défi contre Legros, mais Justice cette fois-ci a dû céder face à l’autrichien Kahofer, de peu, 120 à 114. Restait la rencontre au cadre 71/2 entre Petit et Gretillat, mais le suisse n’a pas été à la hauteur, malgré de nombreuses occasions de conclure. Petit a terminé ses 200 points, alors que Gretillat restait à 171. Egalité donc entre ces deux équipes et les prolongations allaient devoir les départager : 10% de la distance, une seule reprise. Gretillat a commencé au grand cadre et a réalisé 6 points, alors que Petit n’a réalisé que le point d’entrée. A la bande, Kahofer a gagné sa prolongation face à Justice. Legros a fait la différence et a réalisé ses 25 points pour prendre l’avantage sur Gérimont qui n’a pas de chance en ratant l’égalisation sur un buttage ! Ainsi le sort en a décidé, Oissel s’est qualifié pour la finale.

Dans l’autre demi-finale, Douarnenez n’a fait qu’une seule bouchée de Chartres 2. Le génie hollandais Swertz n’a fait que peu d’erreur face à Girard, une première partie en un coup et la seconde en 3 coups, séries de 250 et 226, et tout ça dans une vitesse et une élégance qui rappelle un belge célèbre. Au grand cadre, Pierre Soumagne a créé surprise en gagnant contre Henriksen en 11 reprises, alors qu’on pouvait s’attendre à ce que le danois allait réagir avec toutes ces reprises. Dans le second match, le danois a subi la loi du français qui a terminé sur une série arrêtée de 197. A la bande, Le Deventec a été accroché par Pariot à la première rencontre en 22 reprises, alors qu’il a fait cavalier seul à sa seconde partie en seulement 8 coups. En conclusion, Douarnenez a fait son tour de chauffe avec Chartres 2 en les dominant complètement.

Lors de la petite finale dimanche matin, les deux équipes chartraines se rencontraient pour se disputer la médaille en chocolat. Là, force est de constater que l’absurdité de la situation a atteint son paroxysme dans les locaux de Chartres, et c’est bien la preuve qu’un club ne peut pas avoir deux équipes du même club dans la même division, c’est ridicule à mon sens. Bref, Chartres 1 a obtenu sa première victoire avec un 200 à 0 sévère du suisse sur le danois au grand cadre, en 3 reprises. Puis Justice et Gérimont, bien accroché pourtant, ont finalement su réagir et remporter leur rencontre.

Pour la finale, le génie hollandais a offert la première victoire à son équipe en dominant Benoît Legros en 5 coups, grâce à la série arrêtée de 232. C’est ensuite au tour de Kahofer de céder face à Le Deventec dans une partie tendue en 15 reprises, 120 à 106. L’autrichien avait pourtant les moyens et les opportunités de faire mieux et de remettre les équipes à égalité. Pour terminer, Johann Petit a sauvé l’honneur des Osseliens en battant Soumagne 200 à 153 en 9 reprises.

Douarnenez a fait carton plein en championnat de France D1 avec cette nouvelle équipe qui affiche clairement ses ambitions sur le plan européen. On se réjouit de voir ce que donnera les confrontations européennes, surtout avec les changement de paysage qui se profilent sur la prochaine saison. Une chose est sûre, c’est que Chartres n’a pas dit son dernier mot, ni en championnat de France, ni en Europe !

04.06.2017 – BILLIARD-ELEARNING C’EST PARTI !

Bien des étapes auront été nécessaires avant la création de cette nouvelle plateforme… Finalement Xavier Gretillat a modernisé son site internet pour intégrer une interface entièrement dédiée à la transmission de connaissances, c’est le Billiard-ELearning !

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15.05.2017 – LE DBC BOCHUM REALISE LE DOUBLE !

Le DBC Bochum a réalisé ce week-end un doublé historique !… champion d’Europe il y a peu à Prague, le DBC Bochum a également remporté la finale des Play-Offs et a conservé son titre de champion d’Allemagne ! C’est la 13ème année consécutive que je participe au championnat allemand pour le DBC Bochum et c’est notre 10ème titre !!!

Jouant pourtant en terre ennemie, malgré leur première place au classement général, le DBC Bochum a d’abord dû se défaire de l’équipe de Krefeld en demi-finale. Les deux premières rencontres sont remportées par le DBC, Sam van Etten a réalisé ses 300 points en seulement deux coups, et Ludger havlik a terminé ses 100 points à la bande en 12 reprises. Aux cadres par contre, Nockemann a obtenu une égalité importante face à Niessen au 71/2 car Gretillat a perdu son match face au hollandais au 47/2. Dans l’autre demi-finale, Merklinde a battu Hilden, en conçédant également une partie, celle de Marek Faus au cadre 71/2, remporté par Maarten Janssen en 10 reprises.

En finale, le premier tour a mis les deux équipes à égalité et a maintenu le suspens jusqu’au bout. Sam van Etten est passé à côté de son match et a laissé filé deux occasions au profit de la star locale Christian Pöther. A la bande par contre, Ludger Havlik n’a laissé aucune chance à Uwe Klein en commençant sa partie très fort. Tout devait donc se décider aux cadres… Gretillat a su tirer profit de son calvaire de la veille pour cette fois s’adapter mieux aux conditions, mieux que son adversaire le jeune Ferry Jong. Il a terminé son match en 4 reprises et a offert la seconde victoire au DBC. C’est donc Nockemann qui a définitivemnent scellé le sort du DBC en gagnant son match avec Marek Faus en 12 reprises. Vainqueur, le DBC a réalisé l’exploit et s’est offert le doublé historique !

« Premier match contre un jeune talent hollandais Jim Van der Zalm, que je ne connais pas mais dont je me méfie comme tous ses jeunes pouces élevés au billard hollandais ! Mais je suis confiant, bien préparé et prêt à en découdre… ça c’est au début… ensuite j’ai connu bien des problèmes liés essentiellement au matériel que je ne parvenais pas à comprendre et à en trouver la clé. C’est vite vu, j’ai perdu en 8 reprises et j’ai eu 8 fois les billes. J’ai réalisé de belles choses en distance et en demi-distance, mais impossible de conserver les billes lorsqu’elles sont ensemble. Le drap était roulant, les bandes anciennes et les billes dures. Pas d’élasticité, pas de rétro et pourtant du matériel roulant. Ce n’est pas une excuse, mais j’ai vraiment eu de la peine. Bref une défaite heureusement sans incidence puisque les autres membres de mon équipe ont joué assez bien pour permettre au DBC Bochum de défendre son titre en finale contre Merklinde.

Pour le second match, dont la victoire de mon équipe dépend, il fallait absolument que je trouves une solution pour ne pas réitérer la déconvenue de la veille. J’ai donc réfléchi, analysé, beaucoup réfléchi et je suis allé au club le matin pour taper quelques points, non pas de distance ou de demi-distance sur lesquels j’avais confiance, mais plutôt sur les billes de près. J’ai fait de la série, plutot belle et longue jusqu’à 250 et après une heure et demie j’ai plié ma queue avec un peu plus de confiance sur ma capacité à jouer petit et à conserver les billes. La réflexion, la préparation avant le match et les quelques points exécutés le matin, m’ont permis de m’adapter aux billes dures et à ce matériel roulant. Résultat… je réalise une première série modeste puis je manque vers 50 je crois. Ce sera ma seule vraie erreur. Mon adversaire qui souffre aussi de la situation me laisse la main et je reviens avec une série de 119 que je termine sur un buttage, en finesse ! A la 3ème reprise, je reprends à nouveau le contrôle des billes et je subis à nouveau la loi du buttage, en finesse, avec effet ! Après ces deux buttages qui m’ont coûté deux reprises, je termine et j’apporte un point important à mon équipe ! »

10.05.2017 – MON EXPERIENCE A BRANDENBURG 2017

 

Brandenbourg 2017 s’est achevé ce dimanche avec les dernières finales à l’artistique, au cinq quilles juniors et au 3 bandes par équipes sur petites tables… J’étais présent dans l’arène ce dimanche matin et j’ai pu assister à la partie entre Caudron et Merckx… lorsque Frédéric termine sa 4ème reprise, il a 35 points alors que son adversaire en a zéro… juste hallucinant, E.T. finira 40 à 11 en 6 reprises.

Bref à mon sens cette aventure Brandenbourg 2017 ne change pas de l’édition précédente. D’un point de vue spectateur, il faut bien admettre qu’il peut s’en mettre plein la vue, tellement de choses à voir dans cette arène que le spectateur s’y perd… il a devant lui 20 tables et il est bien difficile de se focaliser sur l’essentiel. Ça c’est pour autant que spectateur il y a… ce dont je doute. Si on enlève les 500 joueurs, les représentants des fédérations, les familles, les accompagnants, le personnel technique et les organisateurs, je suis pas certain que cet événement a été suivi par un public dont le nombre soit en rapport avec l’importance de la manifestation. Personne ne le saura puisqu’il n’y a pas de statistiques tangibles à ce sujet, les entrées n’étant pas comptabilisées. D’un point de vue du joueur, et là j’exprime uniquement avis, la grandeur de cet événement anonymise le joueur, il devient un numéro qui doit se présenter à telle heure sur telle table. C’est trop grand, il n’y a pas d’âme à cet événement. Le joueur n’est qu’un pion dans une fourmilière géante…
Championnat d’Europe individuel de 3 bandes…

Bien ceci étant dit, passons à mon voyage qui s’annonçait d’entrée intense et longue, 5 championnats d’Europe (47/2, 71/2, bande, 3 bandes individuel et équipes), au minimum 10 matchs, au maximum 19 matchs sur 10 jours… Mon aventure a bien mal commencé par une triste performance au 3 bandes individuel. Certes, je suis mauvais à cette discipline que je tente tant bien que mal d’apprendre, mais quand même… Je ne parviens pas à tirer le parallèle avec mes compétences mentales de jeux de série qui me permettent de d’exprimer ce que je sais faire. Au trois bandes, je suis incapable d’exprimer ce que je sais faire… Mais qu’à cela ne tienne, cela ne va pas me décourager pour autant ! Après ma saison, je me remettrait au travail et j’espère faire mieux la saison prochaine. Bien entendu, je vous passe les résultats détaillés de mes deux matchs contre l’autrichien Kahofer et l’espagnol Martinez qui s’est placé à la 3ème place sur le podium. Là cela me laisse de l’espoir car je l’ai vu joué, très mal joué puisqu’il a gagné misérablement et de peu contre moi… puis la révélation il a joué si bien qu’il s’est hissé en demi-finale. Bref finir à 0.600 de MG, je suis pas fier. Ainsi se termine mon premier jour ! Ça promet…

De bruijn, Caudron, Swertz et Cuenca

Championnat d’Europe à la bande…

Justement, la suite se passe à la bande. Selon toute logique, mes deux matchs au trois bandes sont censé m’être utile… ben oui et non… après tout j’ai pu tester les tables, même si j’ai rien compris à cette patinoire au tout début. Mais quand même au second match, j’ai joué sur le matériel que j’allais sans doute rencontrer le lendemain. Donc oui, la veille m’aura été utile. Et non, parce que prend deux taules en jouant comme une m… c’est pas très rassurant psychologiquement. C’est là-dessus que j’ai travaillé… j’ai réalisé une préparation mentale importante pour gérer chaque élément et le résultat sur la table a été convaincant avec ce premier match avec Baca. Une partie que j’aurais dû liquider en 4 ou 5 reprises, j’avais très vite 80 points… mais un adversaire absent, un relâchement, des erreurs en fin de match et finalement je termine mes 100 points en 8 coups. C’est quand même pas trop mal, mais vu le client sérieux qui suit, cela ne suffira pas. Faut faire mieux. Pour le second match avec le belge Eddy Leppens, nouvelle préparation et je me sentais bien, confiant, et apte à développer mon jeu. Très vite, je prends l’avantage avec une série de 45, mais Eddy répond droit derrière avec 46… on est au coude à coude et là la partie dégénère avec plusieurs reprises de trois bandes. Sur le jeu ouvert, il est le plus fort et il termine ses points à la 14ème reprise. J’entame la reprises, je joue pour 16 points seulement. Petit à petit je prends les billes et je parviens à me placer un rappel une bande en largeur. J’en profite, le regroupement se fait, il ne m’en reste alors plus que 3… mais manque de chance la position obtenue est une vraie m… au millimètre près. Je suis obligé de massé par la grande bande, et la position suivante n’est pas moins délicate et il m’en manque plus que deux. En cas d’égalisation, je suis qualifié. Donc sur cette position, hormis un bande-avant dans la longueur, je n’ai qu’un massé détaché bande-avant par la grande bande, ou alors un bande-avant maximum d’effet avec un retour très fin sur la bille deux… Je choisis la seconde qui semble réalisable, mais je commet l’erreur de jouer trop fort, l’effet ne mord pas assez sur la bande et je manque la bille deux. Voilà, pas d’égalisation, Leppens est qualifié. C’est rageant parce que vraiment je la sentais pour la suite. Mais voilà ainsi est le sport, il aura été le plus fort, et moi le plus faible.

Swertz, Leppens, Gretillat, Cuenca

Championnat d’Europe au cadre 47/2…

Le lendemain, faut revenir avec un nouveau championnat, une nouvelle discipline, le cadre 47/2. Et surtout faut revenir avec cette frustration d’être passé à côté pour si peu et d’avoir été si faible au moment le plus crucial. Faut balayer toutes ces mauvaises pensées et les utiliser pour devenir encore plus fort pour la suite ! Grosse préparation dans ma tête à nouveau pour venir dans l’arène et tenter de gérer tout ce qui pourrait venir perturber la machine. Arrivé pour mon premier match, j’ignorais le nom de mon adversaire Kozac ou Riedel, j’ignorais le résultat de leur match… Finalement c’est Riedel qui se présente. Je joue la première reprise, réalise ce premier point puis manque le second. Mais à la seconde reprise, je déploie le fruit de toute ma préparation et fusille mon adversaire avec 199 de série menée de très belle manière. Voilà un beau succès qui fait plaisir, qui allie une bonne préparation et une bonne maitrise de jeu sur la table. Au second match, Kozac est totalement absent et la qualification est déjà acquise… ce qui m’a affaibli un peu après une très bonne série de 126. Il me faut 5 reprises au total pour finir ce match.

Le lendemain en quart de finale, j’arrive dans l’arène avec une synthèse des jours précédents et une accumulation bien utile pour ma préparation psychologique indispensable pour gérer ma pression et mes démons. Efficace à la perfection, ma tête assassine Niessen 250 à 47 en une reprise. En demi-finale, contre le génie hollandais du moment Swertz, la partie commence à mon avantage et je joue bien, jusqu’à ce que je craque mes nerfs à seulement 12 points de la qualification en finale… Alors que tout va bien, j’ai la ligne et plus que quelques points à faire, je décide de jouer petit pour économiser quelques points facilement, mauvaise décision, je reste trop proche et cela m’oblige à jouer un petit piqué détaché ou un petit bande-avant facile. Je réfléchis pas, je ne regarde rien, j’exécute ce petit bande-avant avec un poil d’effet et surtout une mauvaise visée, je manque… Mes nerfs venaient de craquer. Pathétique. Swertz, dans une réplique incroyable, fait l’étalage de tout son talent et termine la partie ! Mon parcours s’arrête là encore à quelques points du but…

Championnat d’Europe par équipes nationales au trois bandes…

Avec mon partenaire et champion suisse Bezhat Cetin, nous sommes tombés dans le groupe de la Hollande A avec Jaspers et Burgmann, mais d’abord il faut combattre contre les finlandais. Moi aussi je savais pas qu’on jouait en Finlande… Je les vois jouer à l’échauffement, l’un d’eux semble bien maîtriser le sujet, quant au second c’est de la fiction. C’est manifestement un jouer de Snooker de par sa position du corps et son exécution, cela ne laisse aucun doute. Il est terriblement nerveux et donne l’impression de ne pas savoir jouer (c’est moi qui dit ça…).  Je me dit à ce moment-là, que même nous petits suisses, on a peut-être une chance de ramener une victoire. Ben non, cette équipe fragile au début, a très bien joué et mon joueur de snooker a fait des superbes points ! Alors que nous suisses, nous avons manqué notre début de match sans jamais pouvoir rattraper notre retard par la suite. Le match contre la Hollande A, on s’en doutait, ne nous laissait aucune chance de gagner. Quand vous courrez en pleine à 10 km/h, vous avez aucune chance de rattraper un coureur qui lui courre à 20km/h dans il est pas en forme… Malgré tout, c’est notre meilleur match, impossible de donner un résultat individuel avec ce système de scotch double, mais on a joué environ un de moyenne dans cette rencontre. Comme nous pouvions nous en douter déjà dès notre inscription, par de qualification pour l’équipe de Suisse dans ce championnat.

Kahofer, Mata, Cuenca, Christiani

Championnat d’Europe au cadre 71/2…

Mon groupe s’annonce difficile. Un grec accrocheur qui ne lâche jamais rien, Chatzipavlis, et le génie en forme du moment Swertz… Je commence en petite forme avec le grec, qui lui ne parvient pas à donner le change. Je le bats 150 à 39 seulement en 4 reprises. Ce match n’est qu’un échauffement pour celui qui compte avec Swertz. Là encore grosse préparation psychologique pour affronter ce match de tous les dangers, et là encore je m’apprête à gagner contre le hollandais avant de manquer à seulement 13 points de la fin à la seconde reprise. Swertz ne se fait pas prier et termine la distance au coup suivant… Mais j’ai la reprise. Point après point, je finis à mon tour la distance et j’égalise. Swertz se lève et me félicite, j’ignorais à ce moment-là qu’il avait un moins bon résultat d’ensemble que moi et que j’étais qualifié…

Le lendemain, je joue mon quart de finale contre l’espagnol Cuenca. Et là, impossible de maintenir une bonne concentration, j’ai le sentiment de fatigue comme si c’était la journée de trop. Impossile de déployer mon jeu, je suis à côté. Je lutte pour inscrire seulement 100 points au compteur en 5 reprises, pendant que Cuenca fait ses 200 points et se qualifie pour la demi-finale. Je félicite ce joueur espagnol, simple et humble, qui parviendra là à décrocher son premier titre de champion d’Europe de la plus belle des manières, la partie parfaite en finale. Et en plus, il se positionne sur le podium dans les deux autres disciplines, chapeau M. Cuenca !

Ainsi s’achève pour moi douze jours de présence à Brandenbourg… un long périple teinté de belles réussites et d’échecs cuisant. Ainsi va le sport. Mais pas le temps de se reposer, d’autres échéances m’attendent en cette fin de saison !

26.04.2017 – BRANDENBURG 2017 : 10 JOURS DE COMPETITION SUR 20 TABLES

Affiche de la manifestation

Ca y est, c’est parti ! C’est dans le Stahpalast de Brandenburg, près de Berlin, que pas moins de 16 championnats d’Europe vont se dérouler du 28 avril au 7 mai 2017 !!! Quelques statistiques pour situer l’événement, c’est 500 joueurs, sur 20 tables, jouant près de 800 matchs… Si vous ne savez pas que faire ces 10 prochains jours, venez à Brandenburg, c’est l’événement du billard carambole à ne pas manquer !

Vous y retrouverez au trois bandes les ténors en compétition individuelle et par équipes nationales, les équipes de club et les individuels sur les petites tables, les jeunes de moins de 17 ans et de moins de 21 ans. Dans les disciplines classiques, le trio bande, cadre 47/2 et 71/2, la libre moins de 17 ans et de moins de 21 ans, et la libre pour les équipes de club de moins de 19 ans. Il ne faudra pas oublier le 5 quilles et l’Artistique !

Vous ne pouvez pas vous déplacer, pas de soucis… Kozoom sera présent à votre place et retransmettra en Live les 20 tables. A vous de choisir !

Pour ma part, ce sera un long marathon puisque je vais enchaîner en 10 jours 5 championnats d’Europe, soit le 3 bandes individuel, par équipes nationales et le trio bande, cadre 47/2 et 71/2…

10.04.2017 – LE DBC BOCHUM ENFIN EN OR !

DBC Bochum
DBC Bochum
DBC Bochum vainqueur de la Coupe d’Europe 2017

Ce week-end se déroulait la finale de la Coupe d’Europe aux jeux de séries par équipes, à Pragues, chez les tchèques de Vitkov, vainqueurs de l’édition précédente. Aux cadres 71/2 et 47/2 et à la bande, les joueurs de six équipes réparties en deux groupes se sont battus pour ce titre suprême.

D’un côté, Vitkov (Faus, Leppens et Jaspers) défendait son rang face à Ecully (Venditelli, Zoppi, Leroy) et Soissons (Mata, Carreaux, Remond). Et de l’autre Chartres (Gretillat, Gérimont, Justice) rencontrait Ronchin (Florent, Djoubri, Villiers) et mon club allemand du DBC Bochum (Nockemann, Van Etten, Havlik).

Dans le groupe A, Soissons faisait carton plein face à Ecully, avec une belle partie de Remond en 9 coups. Avec ces trois victoires, Soissons s’assurait pratiquement de sa qualifications sauf si Ecully devait battre Vitkov 3 à 0… Au second tour, Vitkov impressionnait avec une partie en 2 coups par Leppens et 4 coups à la bande pour Jaspers. Seul Mata est parvenu à arracher une victoire en 3 reprises face à Faus. Au dernier tour, Vitkov ne laissait aucune chance à Ecully avec Leppens qui terminait en 3 reprises, Faus en 6 reprises et Jaspers en 7 reprises et surtout une série de 95. Décidément le numéro un mondial au trois bandes impressionnait, tout comme ses pairs que sont Caudron ou Blomdahl… Ils sont tellement fort que quoi qu’il se passe sur la table les points tombent et les séries aussi. Pas forcément dans un jeu pur de bande, mais qu’importe puisque c’est d’une efficacité redoutable !

Dans le groupe B, Chartres entamait contre Ronchin au premier tour. Gretillat apportait une victoire en 5 reprises face à Florent, mais Justice ne parvenait pas à gagner contre le redoutable Villiers qui a fait une belle parti en 9 reprises. Pire encore, Djoubri offrait le point de la victoire à Ronchin en terminant ses points en 3 reprises, mais c’était sans compter le nouveau Gérimont qui égalisait sur une série de 135 !!! Égalité entre ces deux équipes. Au second tour, c’est la douche froide pour Chartres qui se fait prendre deux tôles aux cadres ! Sam van Etten exécutait Gérimont 250 à 0 en une reprises et Nockemann exécutait Gretillat 200 à 0 ! Seul Justice apportait un point qui aurait pu être décisif en gagnant contre le difficile Havlik en 13 reprises. Au dernier tour, Ronchin balayait les derniers espoirs de Chartres en battant les allemands… Villiers en 8 reprises, Florent en 3 reprises, seul Djoubri a subi la loi de Van Etten en 2 coups.

En demi-finale, les allemands ont arraché leur qualification en finale grâce à Van Etten qui exécutait Leppens 250 à 0 en une reprise et Nockemann qui se sortait d’un match tendu avec Faus, complètement à côté de ses pompes. Havlik n’a été que l’ombre de lui-même contre Jaspers qui terminait en 7 reprises avec un jeu pour le moins aéré mais efficace. A la seconde demi-finale, les ronchinois ont été cherché leur place en finale dans la douleur… Djoubri et Careaux ont fait match nul en 9 reprises, Florent a sorti à nouveau une belle partie en 5 coup pour éliminer l’espagnol Mata, et Villiers, pourtant en retard au début, a exécuté Remond avec une série de 71 pour terminer. Ils ne font pas toujours l’adhésion de tous, mais il faut respecter leur esprit de guerriers. Ils font savoir une fois de plus qu’avec eux, tout est possible.

En finale, c’est Van Etten qui a offert la première victoire au DBC. Il a continué à impressionner, après trois parties en 2, 1 et 1 coup, il s’apprêtait é réitérer l’exploit de la partie parfaite. Mais il a commis des erreurs, sous la pression avouera-t-il plus tard, pour finalement ajouter encore deux reprises au compteur. Mais ce jeune talent hollandais a terminé à 140 de moyenne générale, sur une distance de 250… Thomas Nockemann a apporté le point de la victoire en réalisant une excellente partie en deux coups, ne laissant que peu de chance à Florent. La partie à la bande est plus jouée, mais le guerrier Villiers s’est mis en mode conquérant et a sorti une très belle série finale de 78 pour finir la distance en 6 coups.

Le DBC est enfin champion d’Europe !… Après trois finale perdue à cette Coupe d’Europe, le DBC Bochum a enfin conquis l’or ! Bravo à eux, ils le méritent vraiment ce titre.

 

 

« Pour ma part, je me suis bien sorti de ce premier match avec Jean-François Florent. J’étais préparé à tout ce qu’implique ce joueur et j’étais bien dans mes baskets. Sur une table sans chauffage – oui suite à une panne les trois tables n’avait pas de chauffage ce week-end – j’ai trouvé que le matériel était excellent et permettait de bien maîtriser les billes. Une mesure dans le tiers facile, des billes souples en adéquation avec le roulement, pas de buttage, pas de collage, aucune déviation, des billes mortes dans les petits points de ligne, c’était parfait. Sauf dans la longueur où là le roulement était insuffisant. J’ai fait quelques petites erreurs avec Jeff, mais il n’a pas su en profiter. Et j’ai commis une erreur de mesure de la main gauche, normal ça roulait pas et ma main gauche n’était pas calibrée, j’aurais dû attaquer beaucoup plus. J’ai ensuite manqué un massé que j’ai exécuté trop vite. Aussi une erreur de rythme à la 3ème reprises où je me suis emporté en oubliant toute vigilance. Et aussi un trois bandes dans le tiers manqué. Bref un premier match en 5 coups, c’est pas excellent mais c’est pas une mauvaise entrée en matière non plus. Au second tour, j’affrontais mon camarade de club Nockemann… Alors j’avais fait de belles théories à mon équipe en pensant que c’était bien d’affronter les allemands à leur premier match, qu’à froid ils seraient plus vulnérables, sur une table peu roulante… Ben rien du tout, j’étais complètement à côté de la plaque! Très bien préparé dans ma tête pour affronter Thomas, je me sentais bien et je décidais de commencer. Mais pas assez d’attaque sur le point d’entrée, je manque et me fait atomiser sans appel par Thomas qui laisse ce score frustrant de 200 à 0 ! Respect et bravo Thomas, belle partie en plus. Mais moi ça me laisse sur ma fin, je la sentais bien pourtant… Ainsi s’achève les rêves européens de Chartres, pour cette année. Mais on a une bonne équipe, je le sens, et elle mérite d’être conservée ainsi parce que je sens qu’on peut l’avoir ce titre ! Merci à notre coach totalement indispensable à cette équipe ! »

27.03.2017 – CHARTRES IRA DEFENDRE SON TITRE EN FINALE!

L’équipe de Chartres : Justice, Gérimont et Gretillat

Après un début de saison pour le moins catastrophique, puisque Chartres a pris deux défaites à Douarnenez, certes avec l’absence de son capitaine, l’équipe de Chartres était loin de la qualification pour la finale et donc la reconquête de son titre. C’est pourtant ce week-end, cette fois-ci au complet, que Gérimont le noir, Justice le roux et Gretillat le Suisse allaient devoir en découdre avec Ronchin et Andernos, Monbrison ayant fait forfait la veille de la compétition. Après un match retour et un match aller contre chacune des équipes, Chartres a remporté les quatre rencontres et a pris la seconde place du classement final des qualifications, derrière Dournenez et sa nouvelle équipe.

Pas de grand résultats ce week-end à Ronchin, l’exercice a été exceptionnellement difficile avec notamment du matériel dirons-nous particulier, mais pas que. Passons sur l’ensemble de ces considérations et reconnaissons que nous n’avons pas su nous adapter à des billes dures, sans souplesse, qui butaient sans cesse et sur un terrain à la déviation aléatoire. Remerciements tout de même au club de Ronchin, certainement déçu par leur non-qualification, pour la prise en charge de cette organisation.

Désormais, il nous faut se tourner vers l’avenir, à savoir la finale du championnat de France D1 le 17 et 18 juin prochain, avec les demi-finales qui seront Oissel – Chartres 1 et Douarnenez – Chartres 2… Eh oui, vous avez bien lu, Chartres a deux équipes qualifiées en finale de D1. Vous vous y perdez ? C’est normal, moi aussi. Quoi qu’il en soit, rendez-vous mi-juin pour savoir si nous conserverons notre titre de champion de France.

L’équipe de Chartres et sa coach

« … Pour ma part, je ne sais pas par où commencer…
D’abord le jeu. Mon jeu, inexistant, puisque je joue ma meilleure partie en 7 reprises et la moins bonne en 11 reprises. Pas de série, à part une que j’ai poussé jusqu’à 156… ça c’était au début, après les billes ont certes conservé leur rondeur, mais c’est tout. Leur souplesse s’est envolée, le roulement lui n’a pas diminué, par contre les buttages ont pris le pouvoir ! Très difficile de jouer ainsi, mais en plus j’ai rencontré deux adversaires qui me sont particulièrement compliqué. C’est mon problème certes, mais c’est quand même un problème supplémentaire à gérer. Force est de reconnaître que je suis fragile, ou peut-être sensible, à des comportements volontairement déstabilisants. C’est ma faiblesse, j’ai essayé de la travailler et j’y suis plutôt bien parvenu à mon dernier match même s’il m’a fallu 9 coups pour terminer. Sans une préparation psychologique en amont, j’aurais eu aucune chance de rester debout, je me serais écroulé et j’aurais laissé filer cette partie. À moi de travailler là-dessus.
Maintenant, après avoir reconnu mon incapacité à me gérer et à développer un jeu correct, je vais profiter de ma liberté d’expression pour me faire des amis supplémentaires en poussant mes coups de gueule. Le premier au club de Monbrison qui inscrit une équipe en D1, qui engrange des frais pour les équipes qu’elle a déjà reçu chez elle, qui provoque des déplacements à l’autre bout du monde, qui nécessite un week-end chargé en tours de jeu nécessitant à tous de prendre une nuit d’hôtel supplémentaire et des vacances supplémentaires… Tout ça pour rien puisqu’elle déclare forfait la veille du tournoi. Inadmissible et j’espère que la FFB procédera à des sanctions. Le second pour ces adversaires malicieux qui discutent avec l’arbitre, le secrétaire, le public, quand c’est pas avec soi-même. Je trouve cela irrespectueux, surtout lorsque c’est l’adversaire qui est en train de jouer. Et finalement mon dernier coup de gueule n’a pas de cible, mais me donne la possibilité de remercier ceux qui sont restés jusqu’au bout de la compétition, les autres ont sans doute préférer profiter du soleil. »

13.03.2017 – LA COREE DU SUD, CHAMPIONNE DU MONDE

Championnat du monde par équipes 3 bandes - Viersen
Championnat du monde par équipes 3 bandes - Viersen
Equipe de Suisse : Cetin et Gretillat

Viersen, ville mythique du billard carambole en Allemagne puisqu’elle organise depuis 28 ans le championnat du monde par équipes de trois bandes… 28 ans, vous avez bien lu ! Après toutes ces années, force est de constater que le show est à la hauteur de leur savoir-faire. Non pas que j’ai l’expérience requise pour porter un jugement, puisque je me suis invité à ce mythique tournoi pour la première fois, mais 24 équipes dans la Festhalle, suivi par un public en délire quand l’Allemagne va à la conquête du titre, là franchement ça m’en met plein la vue !

D’un point de vue sportif, Viersen 2017 à fait sa révolution en introduisant le système du scotch double durant toutes les parties. Vous ignorez ce qu’est le scotch double au billard ? Bienvenue au club, je l’ignorais aussi jusqu’à ce que je le découvre personnellement sur la table ! Le scotch double, c’est une refonte complète de la notion d’équipe au billard, chaque joueur joue un fois, point réussi ou raté, et laisse la place à son équipier pour jouer le point suivant, et ainsi de suite jusqu’à la fin de la partie…

Niveau spectacle, je crois que le public est conquis par ce système et le sera encore plus à l’avenir lorsque les joueurs eux-mêmes feront le show, à l’image du tandem allemand Horn / Lindemann qui formaient ensemble une vraie unité faisant front commun face l’adversaire, tels des combattants dans l’arène ne pouvant vaincre leur adversaire que par l’union de leur force. Moi qui était beaucoup plus spectateur que joueur, j’avoue avoir aimé. Cela donne un spectacle plus passionnant que de jouer chacun de son côté.

Championnat du monde par équipes 3 bandes - Viersen
Championnat du monde par équipes 3 bandes – Viersen

La révolution n’a pourtant pas plu à tout le monde. Du côté des sportifs, il me semble que cela était mitigé. Certains étaient pour, d’autre contre, je crois qu’il faut plus de recul pour un avis définitif. Personnellement, j’ai souffert de ce système. Mes bases étant déjà fragile et mon niveau plus que faible, cela n’a pas été évident de ne jouer qu’un point sur deux, avec toutes les conséquences pratiques et psychologiques que cela impliquait pour moi. De plus, il m’était difficile de communiquer puisque nous ne parlions pas la même langue et je n’ai pas pu mesurer ma performance. Pour les autres, les résultats sont mitigés avec pour certains des moyennes d’équipes plus faibles que d’accoutumée. Mais nos maîtres professionnels, ceux qui partaient à la conquête du titre, ont su s’adapter et performer. Pour preuve quelques longues séries, dont une incroyable de 20 par la paire Caudron / Forthomme, mais aussi bon nombre de parties à plus de 2 de moyenne et des moyennes générales d’équipe qui fleurtent avec ce même nombre. Il est vrai quand même que l’on a pas assisté à des performances aussi incroyables qu’en temps normal puisque la meilleure partie aura été faite par la paire Jaspers / van Erp en 15 reprises.

Il faut laisser un peu de temps pour l’adaptation. Le billard est chargé d’histoire, depuis de nombreuses décénnies, pour ne pas dire plusieurs centaines d’années, il se joue en solitaire, un contre un, et c’est dans l’ADN du joueur de billard de jouer seul face à lui-même. Seul à se blâmer pour ses échecs et se féliciter pour ses réussites. Composer avec un élément extérieur, un coéquipier, et devenir avec lui une seule entité aussi performante qu’en solitaire pourrait prendre un peu de temps. J’ignore si le système perdura assez pour que le joueur de billard puisse s’adapter et nous livrer des performances d’équipes aussi fabuleuses que celles qu’ils sont capables de réaliser seul. Un jour peut-être, les records individuels seront explosés par des records d’équipe… Prochain test pour nos champions, le championnat d’Europe de Brandenbourg !

Championnat du monde par équipes 3 bandes - Viersen
Effler, Kahofer et Gretillat – moment de détente

« Mon expérience ici à Viersen aura été très profitable, je suis venu en apprenti pour non pas admirer ces incroyables talents mais bien pour leur voler un infime partie de leur savoir-faire. Et je compte bien réitérer mon délit à Brandenbourg. En parfait voleur, je rentre chez moi avec une richesse inestimable, de nouveaux points de vue qui me permettra de faire évoluer ma structure et ma manière de travailler pour qui sait, un jour peut-être, progresser à ce jeu. Merci à mes amis autrichiens pour leurs conseils avisés. »

27.02.2017 – CHARTRES SE QUALIFIE POUR LA FINALE DE LA COUPE D’EUROPE

Coupe d'Europe, qualifications Chartres
Coupe d'Europe, qualifications Chartres
Justice, Gérimont, Gretillat

Ce week-end, Chartres reçevait un éliminatoire de la Coupe d’Europe par équipes aux jeux de série. L’équipe locale (Gérimont, Gretillat, Justice), championne de France en titre et vice-championne d’Europe, devait défendre sa place en finale face à l’équipe française d’Ecully (Venditelli, Guenet, Leroy), l’équipe espagnole de Coral Colon (Barrientos, Espinasa, Moya) et celle de Suisse le BCVN Billard Club du Vignoble Neuchâtelois (Rech, Voegtlin et Giacomini). En même temps, les clubs de Bochum et de Soissons accueillaient également des tours de qualifications.

Chartres n’a perdu sur ce week-end qu’un seul match individuel, à savoir celui remporté par Leroy contre Justice à la bande. Sinon c’est trois victoires d’équipes, 8 victoires individuelles et une défaite, ce qui la place en première position des équipes qualifiées pour la finale qui se déroulera à Prague le premier week-end d’avril. Pas de grandes performances pour les chartrains, mais ils ont assurés l’essentiel. Pour la suite, ils devront faire mieux, tant en championnat de France qu’à la finale de la coupe d’Europe s’ils veulent prétendre à des podiums.
La seconde place du tournoi est revenue à Ecully qui s’est également qualifiée à la finale comme meilleure seconde place. Excellent Leroy à la bande qui a rapporté trois victoires. Malgré deux défaites, Guenet a fait un parcours mitigé imposant parfois un superbe jeu bien maîtrisé et parfois des phases plus compliquées. Venditelli quant à lui à tout gagné… sauf contre le chartrain Gérimont !
Les espagnols de Coral Colon étaient certainement déçus de ne pas se qualifier pour cette finale européenne, tout particulièrement Espinasa qui a fort bien joué le 71/2. Ce joueur de talent devrait avoir un atout supplémentaire dans son équipe pour espérer meilleure récompense de ses qualités.
Les suisses de Colombier fermaient la marche de ce classement, mais auraient clairement pu faire mieux et arracher une victoire face à Coral Colon. Les deux matchs au 47/2 (36 reprises) et à la bande (70 reprises) auraient dû tourner à leur avantage bien avant.

Chartres va tenter de réaliser une meilleure performance lors de la finale à Prague du 7 au 9 avril prochain. Elle sera opposée à mon équipe allemande du DBC Bochum (encore…) et à l’équipe française de Ronchin. Les champions en titre du BC Vitkov rencontreront les deux équipes françaises de Soissons et d’Ecully.

Beaucoup s’étonnent de voir autant d’équipes françaises à cette finale européenne, où en définive seules trois nations sont représentées. Mais il faut bien reconnaître que le championnat de France aux jeux de série est clairement le plus relevé d’Europe et il ne me paraît pas anormal de voir autant de français en finale. Il manquerait bien entendu une ou deux équipes hollandaises, dont notamment la célèbre Etikon. Mais voilà, sans sponsor, c’est toujours plus compliqué pour des professionnels de participer à ce genre de compétition.